James Harden vient à bout des Timberwolves en signant son 12ème Triple-double sous les couleurs des Nets

Alors qu’ils sont toujours en course pour finir premiers à l’Est, les Nets continuent de se reposer sur James Harden en l’absence de Kevin Durant. L’arrière de Brooklyn compilait cette nuit son douzième triple-double sous les couleurs de sa nouvelle équipe. En 32 matches. Déjà un record de franchise égalé. 38 points, 11 rebonds, 13 passes et bien évidemment la victoire contre Minnesota (112-107). "C’est notre leader", avoue Steve Nash. "Encore un triple-double et même si on ne peut pas prendre ça pour acquis, on a tendance à s’y habituer parce qu’il se retrouve à les accumuler quasiment tous les soirs."

Une régularité impressionnante du barbu, plus que jamais candidat au trophée de MVP. A ses côtés, Kyrie Irving a lui inscrit 28 points pour son retour à la compétition après trois matches d’absence suite à un heureux événement. Il ne manque plus que KD pour que les Nets soient encore plus terrifiants.

Avec Kyrie Irving de retour, le jeu des Nets est fluide, avec James Harden qui lâche deux premiers caviars pour mettre ses coéquipiers dans les meilleures conditions. Face à Karl Anthony Towns, DeAndre Jordan est servi sur trois actions de suite sur pick and roll, et ne se prive pas de marquer son territoire dans la peinture en pétant trois dunks énormes. A ses côtés, Irving commence à attaquer le cercle, et Brooklyn prend la première main sur ce duel (19-15).

Après 10 jours sans jouer, « Uncle Drew » est déjà en feu, et il fait la totale à ses jeunes adversaires. Blake Griffin et Timothée Luwawu-Cabarrot entrent en jeu, et les hommes de Steve Nash poursuivent leur marche en avant, sereinement.  Avec un Irving All-Star (15 points déjà !), Brooklyn a creusé l’écart (37-25).

Les seconds couteaux de la franchise de l’Ouest sont lancés dans le bain mais Juancho Hernangomez fait les mauvais choix, et Harden vole deux ballons de suite, pour servir Bruce Brown qui conclut de près sans vraiment d’opposition. Tyler Johnson plante du corner, mais oublie un peu de servir ses coéquipiers, qui lui font savoir sans ménagement. L’écart se stabilise mais Steve Nash n’est pas satisfait et il prend un temps-mort (46-34).

Le duo Irving-Harden décide de remettre de l’ordre dans la maison Brooklyn, mais Jarrett Culver apporte du jus en sortie de banc des Wolves, et ceux-ci restent dans le coup. Le rythme de jeu se ralenti, et Towns essaye de faire la différence poste bas, après plusieurs tirs ratés de loin. Jeff Green est inspiré dans ce rôle de joker, et après les deux premiers quart-temps, les locaux sont toujours devant (61-52).

Les Nets se laissent aller…
Harden a le regard fermé, et à raison : son équipe a perdu sa dynamique depuis de longues minutes malgré l’avantage au tableau d’affichage. Le collectif local patine, et laisse les Wolves gober (beaucoup) trop de rebonds offensifs au goût des cadres de l’équipe, qui le font remarquer aux joueurs présents sur le terrain qui s’oublient un peu trop au marquage de leur joueur respectif. Les visiteurs commencent à y croire, et l’avance fond comme neige au soleil (70-66).

Edwards gêne par ses mouvements permanents, et Claxton claque un gros dunk sur une superbe passe de TLC, qui est en difficulté avec son tir ce soir. Griffin fait deux nouvelles fautes évitables, mais coach Nash le laisse sur le parquet malgré tout. L’ancien Clipper n’est pas encore dans le rythme, mais il apporte quelques points près du cercle. En fait, Harden est le seul à jouer à son niveau, et les Nets conservent la main, fragilement (87-77).

Les Wolves à un tir du braquage parfait
Les Nets jouent à l’envers, et sont méconnaissables. KAT prend le jeu à son compte, et répond à Harris de loin, puis varie son jeu en cherchant des points poste bas (101-92). Coach Nash demande aux siens de serrer encore plus la vis en défense, et d’éviter que Towns développe son jeu. Harden aime ses moments-là, et il punit de loin Edwards qui a tendance à partir sur les feintes de corps du numéro 13 local. L’expérience des Nets prend doucement le dessus sur la jeunesse et la fougue adverse, et le duo Irving-Harden sanctionne les moindres erreurs commises par la bande à Towns.

Mais deux ballons perdus par Harden et une erreur de Brown permettent aux visiteurs de recoller à une longueur à soixante secondes du terme (108-107). Coach Nash est furieux, ses hommes se sont mis en difficultés tous seuls au plus mauvais moment. Harden prend la balle en main, et convertit des lancers-francs précieux. Les Wolves jouent pour Malik Beasley, mais celui-ci fait n’importe quoi et balance un tir à 3-points ultra forcé, complètement en déséquilibre. Irving peut finir le travail, et les Nets peuvent souffler (112-107).

Retour à l'accueil