Le Congolais Hervé Kabasele a énormément appris au FIBA AfroBasket

OVIEDO (Espagne) - Une question que les observateurs se posent souvent, c'est le niveau qu'aurait l'équipe nationale de la République démocratique du Congo si tous ses meilleurs éléments étaient présents en même temps.

Peut-être serait-elle alors en mesure de rivaliser avec les plus redoutables nations continentales, comme ce fût le cas durant la phase de groupes de l'édition 2017 du FIBA AfroBasket, disputée en Tunisie, avec une victoire surprise d'un groupe de joueurs évoluant principalement au pays contre le Nigeria, tenant du titre.

"J'AI RETIRÉ BEAUCOUP D'ENSEIGNEMENTS DE MA PARTICIPATION AU FIBA AFROBASKET. C'EST UNE COMPÉTITION QUI M'A AIDÉ À SURMONTER MES PEURS ET QUI M'A FAIT RÉALISER QUE JE POUVAIS JOUER FACE À N'IMPORTE QUEL JOUEUR, SANS COMPLEXE."
- Hervé Kabasele

Les Congolais avaient pris le 6e rang final d'une compétition à laquelle ils participaient pour la première fois depuis dix ans. Mais le message envoyé était clair.

Hervé Kabasele avait été l'un des héros il y a quatre ans. Il avait fait à l'époque la une de la presse internationale grâce à ses formidables talent et potentiel.

Alors que se profile le second tour des Éliminatoires du FIBA AfroBasket 2021, le mois prochain, Kabasele remarque humblement qu'il y a encore beaucoup d'efforts à fournir pour que la République démocratique du Congo s'assure l'une des trois premières places du Groupe A, synonymes de qualification pour la phase finale du tournoi africain qui se déroulera au mois d'août à Kigali (Rwanda).

"Nous devons continuer notre travail collectif," dit-il à FIBA.basketball. "Nous devons limiter nos erreurs défensives et mieux gérer notre attaque. Nous avons besoin de faire preuve de concentration et de sérieux," ajoute-t-il.

La République démocratique du Congo (2-1) occupe le second rang de son groupe, derrière la Tunisie (3-0), mais devant la République centrafricaine (1-2) et Madagascar (0-3).

Le Congolais Hervé Kabasele a énormément appris au FIBA AfroBasket

Une seconde qualification consécutive pour la grand-messe du basket africain dépendra de quelques facteurs, indique Kabasele, mais il se montre confiant : son pays a les moyens de devenir une des nations dominantes d'Afrique dans les années à venir.

"Nous avons des joueurs talentueux, il nous faut juste le soutien de notre gouvernement. Nous avons besoin d'argent pour obtenir de meilleurs résultats.

"Mon message à l'intention de nos fans au pays est qu'ils continuent de nous suivre et de nous soutenir. Notre équipe s'efforce de défendre l'honneur et les couleurs de notre nation," note le gaucher.

Parmi les Congolais les plus performants, on retrouve des athlètes comme Bismack Biyombo, Emmanuel Mudiay, Christian Eyenga, Mfioudu Kabengele, tous au bénéfice d'une expérience NBA, sans oublier le très prometteur Yanick Nzosa (17 ans), qui est en train de s'illustrer en ACB espagnole.

Kabasele est bien conscient de l'importance de représenter son pays au niveau international.

Kabasele est bien conscient de l'importance de représenter son pays au niveau international.

Depuis que l'intérieur de 2.08m a fait ses premiers pas sur la scène continentale au FIBA AfroBasket 2017, sa vie n'a plus jamais été pareille qu'avant pour celui qui s'est formé dans le club congolais de New Generation.

Kabasele a fait un détour par la NBA G League avec les Erie BayHawks, avant de retourner en Espagne, où il porte le maillot d'Oviedo Baloncesto, sociétaire de LEB Oro.

"J'ai retiré beaucoup d'enseignements de ma participation au FIBA AfroBasket. C'est une compétition qui m'a aidé à surmonter mes peurs et qui m'a fait réaliser que je pouvais jouer face à n'importe quel joueur, sans complexe. Il est évident que cette expérience au FIBA AfroBasket m'a permis de mûrir," souligne Kabasele.

S'exprimant au sujet des défis qui attendent la sélection congolaise le mois prochain à Monastir (Tunisie), Kabasele admet que leurs adversaires seront probablement mieux préparés pour le second tour. "Ces équipes aligneront leurs meilleurs baksetteurs, absents en novembre pour certains. Plus important encore, il faudra se garder de les sous-estimer," ajoute-t-il. 

Il poursuit : "Bâtir une équipe solide prend du temps. Si nous avons les moyens de commencer notre préparation quelques semaines avant n'importe quelle compétition, nous n'en serons que plus forts."

Les Congolais ont énormément de potentiel, comme en témoigne leur triomphe lors de l'édition inaugurale du FIBA AfroCan - une compétition des équipes nationales réservée aux joueurs évoluant au pays - à Bamako (Mali).

FIBA 

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