Toujours en mode MVP, Joel Embiid marche encore sur les Celtics

Le rééquilibrage de l'effectif de Philadelphie est pour le moment une franche réussite. Cela s'est de nouveau vu vendredi avec le succès des Sixers à domicile contre Boston dans un duel entre les deux premiers de la conférence Est (122-110). Un choc marqué une nouvelle fois par l'absence du leader des Celtics, Jayson Tatum, mis sur la touche depuis deux semaines par le Covid-19. Jaylen Brown a bien scoré pour deux côté Boston (42 points, son record personnel) mais en face, Joel Embiid s'est montré dominateur (38 points, 11 rebonds et 3 passes décisives) et Ben Simmons a fait la différence en marquant 7 points et en délivrant une passe décisive pour un panier primé de Tobias Harris lors du 10-0 en 80 secondes qui a permis à Philadelphie de décrocher définitivement Boston (113-100, 45e).

Parmi les meilleurs coachs de la ligue, Brad Stevens a dû cogiter ces 48 dernières heures pour éviter que Joel Embiid ne marche encore sur sa raquette. Et pourtant, le début de match est une copie conforme du match de mercredi. Comme toujours, Joel Embiid est isolé poste bas et Tristan Thompson ne peut toujours rien faire.

Les deux tirs 3-points de Jaylen Brown à la suite de bons mouvements permettent à Boston de trouver des solutions en attaque. Mais, défensivement, ils n’arrivent pas à contrecarrer les plans adverses.

Pourquoi ? Parce que Seth Curry est revenu dans l’équipe et que le shooteur fou des Sixers s’éclate dans le jeu mis en place par son beau-père, Doc Rivers. Vu que les défenses se concentrent sur Joel Embiid, c’est souvent le défenseur de Curry qui doit venir en aide ou faire la prise à deux sur la star camerounaise. Résultat : l’ancien shooteur de Dallas se retrouve seul et dans de bonnes conditions pour tirer, et les Sixers en profitent (19-15).

Seul bémol, les deux fautes rapides de Joel Embiid qui doit laisser sa place à Dwight Howard. La sortie du Camerounais fait du bien au moral des Celtics qui ont l’air soulagés. Jaylen Brown prend le jeu à son compte et score assez facilement aidé par Jeff Teague. Les Sixers encaissent un 13-4 (29-25). Au relais de Joel Embiid, Dwight Howard n’y est pas du tout. En attaque, il est dépassé et hors tempo. Trouvé trop loin du cercle, il enchaîne les pertes de balle et offre à ses adversaires l’occasion de scorer sur jeu rapide. Boston termine fort et mène logiquement (33-25).

Joel Embiid touché par les fautes
Agressifs sur les ailes, les Celtics coupent le jeu en mouvement des Sixers, et en attaque, ils peuvent compter sur Marcus Smart et Brown pour assurer la marque. C’est dur pour les Sixers mais les retours sur le parquet de Joel Embiid puis de Ben Simmons rassurent tout le monde. L’Australien est timide en attaque mais défensivement, c’est un joueur d’élite. Il met la pression sur les montées de balle et motive tout le monde.

Ce soir, c’est en défense que les Sixers parviendront à faire la différence, tandis que Joel Embiid continue son opération destruction pour revenir au score (47-44).

Brad Stevens stoppe le jeu et demande à ses hommes de calmer le tempo en attaque. Les Celtics mènent, et ils demandent donc à ses joueurs de ne pas tomber dans le piège du jeu rapide. En patron, Jaylen Brown s’occupe de tout en cette fin de mi-temps. Devenu très fort sur les pénétrations, il pose de gros problème à ses vis-à-vis. Si on lui met la pression, il va scorer près du cercle grâce à son premier pas rapide et sa puissance… Si on recule pour éviter le drive, alors il marque à 3-points. Sa première mi-temps est remarquable et Boston garde les commandes (52-49).

Quelle partition de Jaylen Brown !
Au retour des vestiaires, Boston continue de jouer sans se poser de questions. Ils souffrent toujours face à Joel Embiid, et malheureusement pour eux, ils n’ont personne capable de le stopper. De toute façon, quand il joue comme ça, personne ne peut l’arrêter… Heureusement, Brad Stevens peut être fier du comportement de Jaylen Brown. En l’absence de Jayson Tatum, c’est lui qui a les clefs du camion. Il n’a peur de rien et personne en face ne peut se mettre entre lui et le panier (69-63). Malgré les exploits répétés de son leader, Boston semble cependant marquer le pas physiquement.

Moins agressés, les Sixers continuent de servir Joel Embiid poste bas. Déchaîné et chambreur, il score avec la faute ou ressort le ballon sur ses shooteurs. Sans surprise, Philadelphie a repris la tête (74-69). Seul souci, Brown provoque la 4e faute d’Embiid. Un coup de sifflet qui agace Doc Rivers mais qui va révolter les Sixers.

Pas au niveau lors de son passage en première mi-temps, Dwight Howard doit montrer autre chose. Omniprésent en défense, il ne cesse de parler et de motiver ses coéquipiers. Autour du champion NBA, Shake Milton, Matisse Thybulle et Furkan Korkmaz prennent feu à 3-points, et c’est grâce à ses remplaçants que Philly fait le break (91-80). À son arrivée, Doc Rivers avait promis une rotation élargie, et ça paie.

Le réveil soudain de Ben Simmons
Jaylen Brown reprend sa place sur le terrain et les Sixers ne peuvent toujours pas défendre sur lui. Tir à 3-points, pénétrations avec ou sans la faute, il est juste injouable et Boston ne lâche pas le morceau (101-96). Boston a raison d’y croire, mais Ben Simmons, très discret depuis quelques temps, va enfin sortir de sa boîte. Deux interceptions, deux drives à travers la défense des Celtics. Et voilà sept points consécutifs pour Australien qui écarte définitivement les Celtics (108-100).

Trop seul, Jaylen Brown est obligé de rendre les armes. En face, Joel Embiid est insatiable, et il termine ce match d’un magnifique tir à 3-points. Comme mercredi, Boston a craqué au fil des minutes, et s’incline 122-110. Leader de la conférence Est, Philly mérite bien cette première place.

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