L’accélération de la propagation du Covid-19 complique la saison NBA.

L’accélération de la propagation du Covid-19 complique la saison NBA.

Après l’annonce du report des 16e et 17e matches de la saison, et les 11 nouveaux joueurs testés positifs, l’accélération de la propagation du Covid-19 complique la saison NBA.

Le match de NBA entre Portland et Memphis, prévu mercredi, a été reporté à cause de nombreux cas contacts de Covid-19 chez les joueurs, a annoncé la Ligue de basket nord-américaine mercredi, idem pour le match de vendredi entre Washington et Milwaukee.

L’annonce du report de ces 16e et 17e matches de NBA cette saison, en raison de la pandémie, intervient le jour où l’instance a annoncé que 11 nouveaux joueurs avaient été testés positifs sur les 502 dépistés depuis le 13 janvier. Selon le protocole de la NBA, tout joueur positif au coronavirus ou qui a été en contact proche avec une personne positive doit s’isoler et respecter une quarantaine. C’est pour cette raison que les Memphis Grizzlies n’ont pas été capables d’aligner les huit joueurs minimum requis pour disputer leur rencontre.

Des effectifs décimés
Un autre match prévu mercredi, entre Charlotte et Washington, avait été reporté dès lundi car les Wizards n’avaient là aussi pas suffisamment de joueurs disponibles. Avec celui de vendredi, prévu contre les Bucks de Milwaukee, les Wizards en sont désormais à six matches d’affilée reportés depuis le début de la saison, le 22 décembre.

Sur les 17 matches reportés en raison du protocole sanitaire, 16 l’ont été depuis le 10 janvier, démontrant une accélération de la propagation de la pandémie au sein de la NBA.

Une liste de joueurs positifs au Covid-19 qui grossit, entraînant leurs coéquipiers cas contacts dans des quarantaines qui déciment les effectifs, également affectés par une accumulation de blessures : un mois après son entame, la saison de NBA a du plomb dans l’aile.

Après avoir débuté 71 jours à peine après le sacre des Lakers aux dépens du Heat, dans la bulle hermétique de Disney World où s’était fini sans accroc le dernier championnat, cette saison doit aller jusqu’à son terme, avait assuré la Ligue mi-janvier.

Pandémie toujours plus galopante aux États-Unis
L’instance dirigeante du basket avait alors expliqué que le fait de reprendre juste avant Noël non seulement promettait de grosses audiences télévisées mais également de pouvoir planifier 72 matches (au lieu de 82) et des play-offs avant les Jeux olympiques de Tokyo (23 juillet-8 août). Le patron, Adam Silver, avait affirmé que « des dizaines de milliers » d’emplois en dépendaient.

Mais le revers de la médaille est sanitaire. En décidant de faire jouer les matches à domicile et à l’extérieur, en dépit d’une situation critique causée par la pandémie toujours plus galopante aux États-Unis, la NBA a pris le risque qu’une succession de cas positifs se produise.

D’une part, la reprise précipitée du jeu s’est faite au détriment de la santé des joueurs dont le repos et la préparation ont été raccourcies. Et d’autre part, dans un effectif décimé, le risque de blessure s’accroît pour ceux qui jouent soudainement plus longtemps que d’habitude. Et il existe aussi pour ceux qui reviennent d’une période inactive résultant d’une quarantaine.

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