Joel Embiid confirme son statut de favori pour le trophée de MVP en piétinant les Pistons

À l'Est, c'est Philadelphie qui domine la concurrence (12-5) après un difficile succès obtenu à Detroit (114-110). Bousculés par les jeunes et fougueux Pistons, à l'image d'un très remuant Sekou Doumbouya sorti du banc (13 points et 4 rebonds en 19 minutes), les Sixers ont une nouvelle fois dû s'en remettre à Joel Embiid. Auteur de 33 points, 14 rebonds et 2 contres, l'intérieur camerounais est devenu le premier joueur de Philadelphie depuis Wilt Chamberlain en 1967 à réussir au moins 33 et 10 dans ces catégories sur trois matches consécutifs.

Sans Blake Griffin et Derrick Rose, ménagés, les Pistons accueillent les Sixers avec un effectif très jeune, mais la troupe de Dwane Casey a de l’envie, et elle répond collectivement à Joel Embiid, profitant surtout d’une belle adresse à 3-points, illustrée par le festival de Wayne Ellington, qui donne le tournis à ses défenseurs.

L’entrée des remplaçants permet même à Detroit de faire l’écart, avec Sekou Doumbouya et Isaiah Stewart qui débordent d’énergie, et Svi Mykhailiuk qui profite également du moindre espace.

Les Pistons prennent jusqu’à 11 points d’avance (39-28), mais Philadelphie ne panique pas et cherche à servir Joel Embiid ou Ben Simmons poste bas, pour profiter de leur puissance. Les Sixers repassent même devant, avant qu’une ultime interception de Saddiq Bey ne lui permette de redonner l’avantage aux siens (63-61) avant la pause.

Les shooteurs (Seth Curry, Danny Green, Furkan Korkmaz…) qui gravitent autour de Joel Embiid commencent à s’activer et les hommes de Doc Rivers semblent mettre la main sur le match, d’autant que Jerami Grant passe une mauvaise soirée. Mais l’énergie des jeunes Pistons pose problème à des Sixers qui n’ont pas envie de puiser dans leurs ressources. C’est Shake Milton qui semble pouvoir faire la différence à la fin du troisième quart-temps.

Les Pistons se battent
Le « combo guard » enchaîne les paniers et Dwight Howard récupère un gros rebond qu’il convertit en dunk, et voilà donc Detroit relégué à son tour à 11 points (99-88) au début du dernier quart-temps.

C’est un 3-points de Sekou Doumbouya qui va relancer les Pistons qui retrouve de l’énergie pour recoller. Le « diable de Tasmanie » Isaiah Stewart ne s’arrête jamais, mais Tobias Harris et Joel Embiid mettent les paniers qu’il faut pour garder un peu d’air. Avant qu’à 30 secondes de la fin, Jerami Grant (3/19 au total) ne rentre enfin un tir pour ramener son équipe à une possession (110-108). Sauf qu’avec les réussites de Ben Simmons et Joel Embiid aux lancers, les Pistons sont trop loin et l’ultime airball de Jerami Grant n’aurait de toute façon rien changé.

Dans la difficulté, Philadelphie remporte (114-110) en tout cas son troisième succès de rang, pour consolider (12 victoires – 5 défaites) son leadership à l’Est alors que Detroit reste de son côte dernier (3 victoires – 13 défaites) de la conférence. Mais Dwane Casey peut à raison se féliciter de l’énergie collective de son groupe, qui se bat.

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