Joel Embiid (38 points, 8 rebonds et 5 passes) et les Sixers résistent aux 60 points de Bradley Beal

Et de cinq victoires d’affilée pour Philadelphie (7-1), toujours seul leader au classement après avoir battu Washington (141-136), malgré la grosse performance de Bradley Beal, auteur de 60 points (20/35 aux tirs), record personnel battu, à deux unités de celui de la saison établi par Curry. S’il a permis aux Wizards de recoller au score après avoir compté 15 longueurs de retard à la pause, le meneur n’a pu tenir son rythme insensé au scoring, puisqu’il a été contenu à trois points dans le dernier quart-temps. Son compère Russell Westbrook a vainement tenté de prendre le relais en marquant 8 de ses 20 points (12 passes) durant cette période. Au final, le money-time aura été celui de Joel Embiid, qui y a réussi 11 de ses 38 points et 2 contres importants, bien aidé jusque-là par le shooteur Seth Curry et ses 28 points (6/7 derrière l‘ arc).

Avec 60 points au compteur, Bradley Beal aurait aimé créer l’exploit, mais un Joel Embiid de gala (38 points, 8 rebonds et 5 passes) permet aux Sixers de s’imposer 141-136 et de rester invaincus dans leur salle cette saison.
En net regain de forme, les Wizards se déplacent au Wells Fargo Center pour tenter de faire tomber les leaders de la NBA. Portées sur l’attaque, les deux équipes commencent ce match sur un rythme élevé. Arrivé à Philly pour passer un cap sous la tutelle de son beau-père, Seth Curry s’affirme désormais comme un très bon joueur NBA. Son premier acte est tout simplement parfait.

Le frère de Stephen profite des prises à deux sur Joel Embiid pour se retrouver seul à longue distance. Le ballon bouge parfaitement et son poignet magique fait le reste. Côté Wizards, c’est Bradley Beal qui s’occupe de tout dans ce début de rencontre. La star des Wizards a beaucoup le ballon en main ce qui lui permet de scorer avec facilité et son équipe reste dans le sillage des Sixers (18-16).

Mais petit à petit, le rythme mis en attaque par les Sixers commence à produire son effet. C’est de plus en plus dur pour les Wizards de défendre face à une équipe qui ne joue qu’avec un seul intérieur et qui sur chaque attaque profite du moindre intervalle pour tirer ou pour attaquer l’espace afin de trouver un tir ouvert. Scott Brooks a fait le choix de ne rien laisser en attaque à Joel Embiid (un point dans le quart-temps) mais les joueurs de DC se font punir par Curry, Harris ou Milton insolents d’adresse. À la fin du 1er quart-temps, les Sixers mènent de 9 points (33-24).

Avec leur « second unit », les Wizards jouent plus collectifs dans ce second quart-temps. Raul Neto, Bertans et Russell Westbrook en profitent pour trouver la mire à 3-points et remettre leur équipe dans le droit chemin (38-35). Obligé de changer ses plans, Doc Rivers renvoie Embiid dans la raquette. Traumatisés par la pluie de 3-points reçus sur la tête dans le premier acte, les Wizards mettent nettement moins la pression poste bas sur l’intérieur camerounais. Résultat, ce dernier se régale et commence son opération destruction.

Les actions splendides de Bradley Beal permettent à DC de limiter la casse mais la montée en régime d’Embiid dans ce deuxième quart-temps permet aux Sixers de tenir à distance son adversaire. Trouvé par Ben Simmons sous le cercle, Joel Embiid écrase Thomas Bryant qui ne peut que baisser les yeux. Quand le natif de Yaoundé est comme ça, personne n’est capable de le stopper.

Beal, encore lui, maintient son équipe en vie, mais que cette fin de deuxième quart-temps est compliquée (55-40). Les Sixers continuent d’appuyer là où ça fait mal. Le pauvre Thomas Bryant saute à toute les feintes d’un Embiid qui n’oublie pas de chambrer son vis-à-vis. C’est dur pour les Wizards, surtout que les Sixers n’ont pour l’instant aucun trou d’air. Quand ce n’est pas Embiid, c’est soit Curry qui continue son festival à 3-points, soit c’est Ben Simmons qui met le feu à défense par son drive.

Fin de mi-temps difficile pour les Wizards qui peuvent quand même compter sur un Beal toujours aussi flamboyant pour limiter la casse. L’ancien Gator en est déjà à 32 points mais cela ne suffit pas pour l’instant pour inquiéter les hommes de Doc Rivers (82-67).

La pause n’a pas coupé les jambes des deux équipes. Beal et Westbrook tentent de s’allier afin de ramener DC dans le match, mais les Sixers ne craquent pas. Comme lors du second quart-temps, Brooks n’a toujours pas la solution face à Embiid. Philadelphie arrive à l’isoler à la perfection et ce dernier ne fait aucun mauvais choix. Soit il joue pour lui et c’est 2 ou 3 points supplémentaire, soit il lit parfaitement la défense adverse et ça permet à Green ou Harris de briller à longue distance. Pour l’instant le problème est tout simplement insoluble (98-77).

Bradley Beal refuse de laisser tomber malgré un match qui se dirige tout droit vers un « blow out »… (110-92). Et il a bien raison de ne pas lâcher l’affaire ! À lui tout seul, il va réduire l’écart à 10 points à la fin du troisième quart-temps. La sortie d’Embiid a modifié le jeu des Sixers qui semblent avoir baissé d’intensité.

Finalement, le match est loin d’être terminé (116-106). Washington a repris confiance et semble avoir mis le doute dans les têtes adverses. Un 7-0 pour commencer ces 12 dernières minutes et ce match est totalement relancé (116-113).

Philly n’y arrive plus. Soucieux sur le banc mais toujours aussi vocal, Doc Rivers sait que son équipe vient d’encaisser un terrible 25-7 et les deux équipes sont à égalité (117-117). Ce n’est plus le même match et c’est DC qui fait la loi. Davis Bertans de loin et l’indéfendable Bradley Beal permettent carrément aux Wizards de prendre les devants (127-126). Philadelphie a laissé son adversaire revenir dans ce match, mais c’est pas pour autant que Joel Embiid s’affole.

Au contraire, il demande tous les ballons pour montrer que c’est le patron de cette équipe. À l’image de cette soirée, Thomas Bryant ne peut que constater les dégâts et le pivot All-Star score 8 points dans le « money time » dont un énorme 3-points (139-131). Les derniers efforts de Beal ne changent plus rien et son équipe s’incline (141-136).

Philadelphie n’a plus perdu depuis plus d’un an à domicile, et les leaders de la NBA enchaînent dès ce soir face aux Nets.

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