Anthony Davis porte les Lakers face aux Rockets

Anthony Davis a peut-être eu le sentiment de s’affronter lui-même dimanche soir. Opposé à Christian Wood, un joueur au profil similaire, l’intérieur All-Star des Lakers a pris le dessus pour mener son équipe à la victoire contre les Rockets (120-102). Avec 27 points au compteur, contre 23 pour son adversaire direct. LeBron James a ajouté 18 points, 7 rebonds et 7 passes. C’est déjà la sixième victoire au cours des sept derniers matches pour les champions en titre, bien lancés.

Un dunk en transition de LeBron James lance les hostilités dans ce remake des dernières demi-finales de conférence Ouest. Ce sont justement les Lakers, sérieux et appliqués des deux côtés du parquet, qui débutent le mieux.

Pour ce faire, les champions en titre font déjà parler leur force de frappe collective, autour d’un Anthony Davis adroit et sur les bases d’un carton (18-6).

Profitant du repos de LeBron James et des deux fautes rapides de Davis, les Rockets reprennent ensuite des couleurs. Emmenés par DeMarcus Cousins, qui retrouve pour l’occasion l’équipe avec laquelle il n’a jamais pu jouer en 2019/20, les Texans reviennent progressivement dans la partie, grâce à leurs remplaçants (21-15).

Tous deux réputés pour leurs caractères bien trempés, l’inévitable Cousins et Markieff Morris se chauffent et en viennent presque aux mains. Une altercation qui entraîne l’exclusion de l’intérieur californien, coupable d’avoir réagi avec trop de véhémence à la provocation de son adversaire… qui avait d’ailleurs été coupé pour que le jumeau Morris puisse signer à Los Angeles, la saison dernière !

Cet événement aura en tout cas fait retomber le rythme de cette rencontre, toujours dominée par les Lakers (25-21).

Les Rockets se frustrent, les Lakers s’illustrent
Comme il y a un peu moins d’une semaine, DeMarcus Cousins n’aura pas fait long feu dans ce match. Pour avoir touché LeBron James au visage, il écope de sa seconde faute technique d’entrée de deuxième quart-temps. Et sans leur pivot, pourtant auteur d’une entame intéressante, les Rockets vont accuser le coup devant les fulgurances des « Purple & Gold ». De retour de blessure, Kentavious Caldwell-Pope s’avère notamment précieux par son activité, qui offre de nombreuses contre-attaques aux siens (38-28).

Cela ne va pas s’arranger avec le temps pour les joueurs de Houston, pour le moins tendus et frustrés. Preuve en est, ils accumulent les fautes techniques (trois au total pour eux, à la pause !). De l’autre côté, les hommes de Frank Vogel ne sont pas en reste à ce niveau (deux) mais, contrairement à leurs hôtes, ils récitent leurs gammes et les punissent particulièrement en transition. Quant à Anthony Davis, il continue son carnage dans la raquette, faisant davantage grimper l’écart (55-36).

Si l’agressif John Wall se démène pour réveiller ses coéquipiers, les hommes de Stephen Silas sont incapables de répondre au défi que leur proposent les champions en titre. D’autant plus que LeBron James décide de leur enfoncer la tête sous l’eau, juste avant la mi-temps, profitant de boulevards en attaque dus à l’absence de protecteur de cercle dans l’effectif texan. Après 24 minutes, le score est donc sans appel : 65 à 46, en faveur de Los Angeles.

Le sursaut d’orgueil de Houston
En pleine confiance, les Lakers ne baissent pas le pied au retour des vestiaires. En contrôle, LeBron James fait le show et délivre d’ailleurs une merveille de passe en première intention pour Kentavious Caldwell-Pope, parti seul en contre-attaque. Plus le chrono défile, plus cette affiche prend des airs de « blowout » (76-49).

Heureusement, les Rockets peuvent compter sur le réveil de Christian Wood pour se remettre les esprits à l’endroit. Jusqu’ici outrageusement dominé par Anthony Davis, l’intérieur non-drafté instigue notamment un 16-2 afin de complètement relancer les siens. Suffisant pour enfin prendre la mesure de cette défense californienne et recoller au tableau d’affichage (83-70).

Bousculés et dans le dur offensivement, les « Purple & Gold » tiennent bon grâce à l’activité de leurs remplaçants et, ce, à un moment charnière : lorsque le duo James/Davis se repose. N’ayant pas réellement su tirer profit de l’absence des deux superstars de Los Angeles, Houston peut s’en mordre les doigts, à douze minutes de la fin (88-75).

Une victoire référence pour Los Angeles
Toujours sans LeBron James, les Lakers retrouvent finalement ce qui faisait leur force jusqu’au milieu du troisième quart-temps : une domination dans la peinture, couplée à une défense solide qui leur offre des points faciles en transition. Opposé à la franchise qui l’a drafté en 2015, Montrezl Harrell symbolise désormais mieux que quiconque cet avantage dont disposent les Angelenos dans la raquette, se régalant face à ses vis-à-vis, plus petits ou plus légers que lui (104-84).

À quatre minutes de la fin, Frank Vogel peut donc sortir ses deux meilleurs joueurs avec le sentiment du devoir accompli. Jamais inquiétés, les champions en titre viennent effectivement de réussir leur prestation la plus aboutie de la saison avec ce succès tranquille (120-102) sur le parquet des Rockets. Ces derniers auront l’occasion de se venger dans deux jours, pour la partie II de cette double confrontation.

Davis termine meilleur marqueur de ce match, tandis que LeBron James (18 points, 7 rebonds, 7 passes) a pu s’économiser dans l’ombre. Précieux, le trio composé de Talen Horton-Tucker, Kyle Kuzma et Montrezl Harrell apporte 46 points et 15 rebonds en sortie de banc. Côté Texan, Christian Wood (23 points) et James Harden (20 points, 6 rebonds, 9 passes) n’auront quant à eux pas pu compter sur un tel soutien offensif.

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