EuroLeague : le Fenerbahçe Ulker domine facilement l'Asvel

L'Asvel n'a pas pesé lourd mercredi pour le compte de la 17e journée d'Euroligue. Les joueurs de T.J. Parker ont lourdement chuté sur le parquet du Fenerbahçe (81-59).

Après avoir fait illusion l'espace du premier quart-temps (15-19), l'Asvel, privée de Moustapha Fall et Guerschon Yabusele s'est progressivement éteinte face aux Turcs. Incapable de trouver du jeu, elle s'est montrée impuissante et a péché par manque d'intensité, d'engagement, et bien trop de balles perdues. Ce qui lui vaut de s'incliner lourdement.

Il y a eu dix minutes de lumière, puis le trou noir. La physionomie de ce qui reste une lourde défaite, chez une équipe du Fener pourtant loin d'être souveraine cette saison, interroge sur les inconséquences européennes de cette équipe de l'Asvel liées sans doute à des fluctuations mentales qui torpillent les bonnes attitudes du moment d'avant. Car les hommes de TJ Parker avaient fort bien démarré leur match, sérieux défensivement, organisés offensivement, avec un ballon vivant et aussi une formidable réussite primée (5/7 à trois points dans ce premier quart). Tout ça leur permettait d'infliger au Fener un 11-0 (11-19, 9e) et de boucler le premier quart en tête.

Tout ce que l'ASVEL avait produit de jeu allait en rester là. Car le Fener, qui avait eu un peu de retard à l'allumage, montait en régime, l'axe Jan Vesely - Nando de Colo sortait de sa boîte, et les rotations du Fener, à l'image de Melhi Mahmutoglu (12 pts dont 2/3 à 3 points) alimentaient le réveil turc (23-13 dans ce deuxième quart).

L'Asvel, étrangement, face à cette nouvelle adversité, perdait ses attitudes, de l'engagement, de l'agressivité ; Et c'est bien là le plus préoccupant. Son jeu offensif, quasi exclusivement porté par le tir primé (47,6 %) laissait le jeu dans la raquette en souffrance. Il est vrai qu'il manquaient de la fixation, de la dissuasion, et de la menace sous le cercle, avec les absences de Fall et Yabusele.

Un manque de combativité et de leadership
Mais cela ne suffit pas à expliquer la faillite offensive _ 59 points marqués, le plus petit total de l'Asvel cette saison _ ni le manque d'agressivité, ni surtout le manque de rigueur et de cohérence qui a conduit à un wagon de balles perdues (21) sur des marchers, des fautes offensives, des erreurs...

Il y avait comme un renoncement dans la façon dont l'Asvel gérait sa descente aux enfers, un manque de combativité, et un manque de leadership. Seuls David Lighty (11 pts) et Norris Cole (10 pts) ont passé la barre des dix points, mais ça n'en fait pas des leaders. Allerick Freeman et Kevarius Hayes sont toujours sur courant alternatif. Comme cette équipe de l'Asvel.

Retour à l'accueil