Nouveaux joueurs, nouveau coach : le Maroc parviendra-t-il à se qualifier ?

RABAT (Maroc) - Il y a trois ans, le Maroc avait surpris le basket africain en s'imposant face à deux poids lourds continentaux sur le chemin qui lui avait permis d'obtenir son meilleur résultat au FIBA AfroBasket depuis trois décennies.

Tout avait commencé à Dakar (Sénégal), où les Marocains avaient conclu la phase de groupes avec un bilan remarquable de 3-0, grâce à des succès contre l'Angola (11 titres), la République centrafricaine (2 titres) et l'Ouganda. En quarts de finale à Tunis (Tunisie), ils avaient ensuite pris le dessus sur l'Égypte, sacrée championne continentale à deux reprises. 

Beaucoup d'observateurs s'étaient alors demandés si le Maroc allait pouvoir aller jusqu'au bout et soulever un second titre continental après celui conquis en 1965. 

Toutefois, la Tunisie - co-hôte du tournoi - ne s'était pas laissé impressionner et elle avait mis fin au beau parcours du Maroc en demi-finale. 

Les Marocains avaient finalement pris le 4e rang.

"NOUS AVONS PASSABLEMENT MÛRI CES DERNIÈRES ANNÉES, ET NOUS VOULONS CONTINUER À RIVALISER AVEC LES MEILLEURES ÉQUIPES D'AFRIQUE, AFIN DE VOIR OÙ NOUS EN SOMMES."
- Abdelali Larichi

À la fin du mois, le Maroc se lancera en quête d'une qualification pour la compétition majeure de FIBA Afrique. Dans la ville côtière égyptienne d'Alexandrie, il sera opposé au Cap-Vert, à l'Égypte et à l'Ouganda pour le compte du premier tour du Groupe E des Éliminatoires du FIBA AfroBasket 2021. 

Mais comment le Maroc fera-t-il pour s'en sortir dans cette campagne qualificative sans des joueurs comme Abdelhakim Zouita, Abderrahim Najah, Zakaria El Mashbahi, Adil El Makssoud et son ancien coach Said El Bouzidi ?

Les Marocains parviendront-ils à faire aussi bien qu'il y a trois ans ?

Plus important encore, seront-ils capables de finir à l'une des trois premières places de ce Groupe E, avec à la clé une qualification pour la phase finale à Kigali (Rwanda) ? 

Beaucoup de questions sont à ce jour sans réponses, mais Abdelali Larichi, présent en sélection marocaine en 2017, se montre plutôt optimiste. 

Nouveaux joueurs, nouveau coach : le Maroc parviendra-t-il à se qualifier ?

"C'est une nouvelle équipe avec un nouveau coach, mais ceux qui ont été sélectionnés ont suffisamment de qualités pour représenter au mieux notre pays," avait confié Larichi à FIBA.basketball quelques jours avant de rejoindre le camp d'entraînement de son équipe nationale la semaine passée. 

"Nous avons passablement mûri ces dernières années, et nous voulons continuer à rivaliser avec les meilleures équipes d'Afrique, afin de voir où nous en sommes. Bien sûr, les confrontations face à l'Ouganda, à l'Égypte et au Cap-Vert ne seront pas faciles, mais nous avons l'habitude de l'adversité. Nous sommes des compétiteurs et nous ferons de notre mieux." 

Un total de 16 joueurs, notamment l'expérimenté Soufiane Kourdou et le prometteur Mohamed Choua, sont actuellement en train de travailler sous les ordres du nouveau coach Naoufal Uariachi.

Une chose est certaine, le Groupe E ne devrait pas réserver trop de surprises au Maroc.

L'Égypte et l'Ouganda sont en effet des adversaires que les Marocains connaissent bien. "Nous ne savons pas grand-chose du Cap-Vert, mais je suis convaincu que nos coachs sauront préparer cette échéance," dit l'arrière de 1.92m.

Il ajoute : "L'Égypte se prépare pour ce tournoi depuis très longtemps. Le championnat national s'est achevé il y a environ un mois. C'est un avantage pour eux, car le nôtre est à l'arrêt depuis un bon bout de temps."

Le joueur de 27 ans est devenu l'un des piliers de la sélection marocaine, avec notamment des moyennes de 10 points et 3.7 assists par match lors des Éliminatoires Zone Afrique de la Coupe du Monde FIBA 2019 il y a deux ans.

"Mon rôle dans cette équipe est d'essayer d'aider les nouveaux venus à comprendre et à intégrer notre philosophie. Je ferai de mon mieux pour leur faciliter les choses. Après tout, nous jouons pour notre pays, et nous devons donc tout donner pour le bien de la sélection marocaine," conclut-il.

FIBA

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