Cheick Diallo lance sa fondation CD13

Cheick Diallo, joueur malien des Phoenix Suns, lance sa Fondation CD13. La cérémonie de lancement qui était présidée par l’ancien président de la République par intérim, le Pr Dioncounda Traoré, s’est déroulée, mercredi au Palais des sports Salamatou Maïga de Bamako. On notait également la présence à la rencontre du président de la Fédération malienne de basket-ball (FMBB) Harouna B. Maïga, du manager du jeune joueur, Tidiane Dramé et du président de la FIBA Hamane Niang. 

La Fondation CD3 tire son nom des initiales du nom du joueur de 23 ans et de sa date de naissance (Cheick Diallo est né le 13 septembre 1996 à Kayes, ndlr). L’un des temps forts de la cérémonie de lancement a été le match de gala entre la Team Mamadou Koné, ancien joueur de l’Usfas et celle de Kadiatou Samaké, l’ancienne joueuse du Djoliba, qui nous ont quittés il y a quelques mois.

Pour la petite anecdote, la rencontre a tourné à l’avantage de la Team de feu Mamadou Koné qui l’a emporté 112-100. Après cette entrée en matière, le public du Palais des sports a eu droit à une projection de film sur le parcours de Cheick Diallo et des actions menées par la Fondation CD13. S’en est suivie une remise de vivres aux veuves des militaires tombés au champ d’honneur. La boucle sera ensuite bouclé par un mini concert des artistes Youssouf Traoré «Tal B» et Seydou Coulibaly «Founken-J».

Auparavant, Cheick Diallo avait indiqué que la Fondation CD13 va s’investir l’humanitaire et le développement au Mali «en apportant de l’aide aux personnes démunies en vue de l’amélioration de leurs conditions de vie. A travers cette fondation, je souhaite que chaque fille et chaque fils du pays puisse avoir le droit de rêver et de concrétiser son rêve.

Dans la mesure où l’Etat seul ne peut pas tout faire, j’estime qu’il faudrait aussi des bonnes volontés dans un élan de solidarité et d’entraide», a déclaré le joueur de Phoenix Suns. Le natif de Kayes poursuivra : «Ainsi, dans notre élan de solidarité, la Fondation CD13 compte notamment promouvoir le basket-ball malien, apporter de l’aide aux couches vulnérables à travers la construction des écoles, des hôpitaux, des forages etc. Pour un départ, nous comptons injecter 50.000 dollars (environ 30 millions de F cfa) dans différents projets et des actions humanitaires».

Comme il fallait s’y attendre, Cheick Diallo a également parlé de la saison de équipe en NBA. «Le Phoenix Suns se porte très bien. Personnellement, je prends beaucoup de plaisir à jouer avec ce club. Je ne me plains de rien. L’équipe était sur une belle lancée avant l’apparition du coronavirus qui a contraint la League américaine à suspendre le championnat. Avant l’arrêt, nous étions à la 10è place sur 15 clubs de la Conférence Ouest lors de la saison régulière. Ce n’était pas mal du tout.

Nous allons beaucoup travailler lors de la prochaine saison afin qu’on puisse jouer les play-offs», a confié Cheick Diallo. «C’est vrai, la NBA est un championnat très difficile. Très peu de joueurs africains jouent en NBA tellement que c’est rigoureux. Pour ce qui concerne, j’ai eu une période d’adaptation un peu difficile. Mais au fil du temps, je me suis adapté. Il fallait que je m’y adapte parce que c’est le sommet du basketball mondial, le plus grand et le meilleur championnat du basketball mondial».

Le natif de Kayes espère rejoindre bientôt les Aigles basketteurs, dont il n’a jamais porté le maillot. «S’il plait à Dieu vous me verrez très prochainement avec la sélection nationale du Mali. J’avais un petit problème de temps avec mon club, ce qui m’empêchait à chaque fois de répondre aux convocations de l’équipe nationale. Chaque fois, les échéances de la sélection nationale coïncidaient avec celles de mon club, c’est qui m’a empêché de répondre aux convocations», a expliqué Cheick Diallo, avant d’assurer qu’il est «maintenant prêt à défendre les couleurs de l’équipe nationale du Mali». «Dès l’année prochaine, les supporters me verront avec les Aigles», a promis le joueur de Phoenix Suns.

«Je dirai à mes frères et sœurs qu’il est toujours bon de s’inspirer du travail de quelqu’un car c’est à partir de là qu’on peut se fixer des objectifs. Et pour parvenir à atteindre ces objectifs, il faut travailler et de croire en soi. Quand on croit en ce qu’on fait, on a mille chances de réussir. Il ne faut jamais abandonner. Je souhaite de tout cœur que tous les basketteurs maliens réalisent leur rêve», a conclu Cheick Diallo.

Pour mémoire, le joueur des Phoenix Suns a commencé sa carrière sportive en football, avant d’être orienté vers le basket-ball par son père, en raison de sa taille. Quelques mois suffiront au jeune joueur pour être repéré par Tidiane Dramé, organisateur des stages de détection au Mali. Le 14 février 2012, soit six ans après ses débuts au basket, Cheick Diallo quitte Kayes, direction les Etats-Unis où il débarque à Long Island.

Source : l'Essor

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