Il y a trente-deux ans et demi, la République Centrafricaine remportait son deuxième titre de champion d'Afrique !

27 Décembre 1987 - Tunis : Il y a trente-deux ans et demi à Tunis, la sélection nationale masculine de la République Centrafricaine, dite "les Fauves de Gbazoubangui" remportait son deuxième championnat d'Afrique en battant les Pharaons d'Egypte en finale au terme d'une compétition qui restera à jamais graver dans l'histoire du basketball africain. 

Dans un palais des sports de Radès plein à craquer, la République Centrafricaine, meilleure équipe africaine de l'époque déroulait un jeu collectif qui ne laissait personne indifférent. Doté d'un impressionnant roster composé de véritables Fauves : Fred Goporo, Jean-Pierre Kotta Gomez (cap.), Oumarou Sanda, Bruno Kongawoin, Anicet Lavodrama, François Naoueyama, Eugène Pehoua-Pelema, Richard Bella et Guy Mbongo pour ne citer que ceux-là.., l'équipe nationale Centrafricaine, brillante soit elle, réalisera un parcours sans faute ponctué par un bilan de 6-0, décrochant ainsi sa seule qualification de l'histoire pour les Jeux Olympiques de  Séoul 1988.

Ce second sacre continental reste à ce jour la plus belle réussite des Fauves Basketball sur le sol africain, même si cela n'enlève en rien le premier titre continental remporté à la maison en 1974 par la génération du défunt capitaine Gaston Gambor. 

Au-delà de ces deux titres de champion d'Afrique, d'une participation à la Coupe du monde FIBA et une présence honorable aux Jeux Olympiques, il est important de rappeler ici la volonté politique des dirigeants de l'époque, de l'excellent rôle des différents cadres de la Fédération Centrafricaine de basketball de l'époque dont le pionnier Feu François Pehoua, bref nombreux sont ceux qui y ont contribué à tous les niveaux. 

Il y a trente-deux ans et demi, la République Centrafricaine remportait son deuxième titre de champion d'Afrique !

En 1988 à Séoul, cette génération dorée va rater de si peu l'occasion de faire tomber l'URSS (87-78), le futur champion olympique et meilleure équipe planétaire de l'époque. Jamais une équipe africaine n'a aussi tenu tête à la meilleure équipe du monde aux Jeux olympiques et ce jusqu'à ce jour. 

La descente aux enfers 
Les années 90 marqueront les débuts d'une descente aux enfers interminable. La République Centrafricaine, pays ambitieux des années 60-70-80, va sombrer peu à peu dans la désorganisation et la médiocrité. L'excellence va céder la place au bricolage au sein de la FCBB, à un manque de professionnalisme devenu chronique, ajouté à cela un manque de volonté politique des dirigeants du pays complètement déconnectés des réalités du sport du haut niveau.

On ne veut pas investir, mais on veut gagner ! 
La République Centrafricaine des années 60-70-80 n'est plus celle des trois dernières décennies. Le manque d'ambition et de formation se traduit dans les piètres résultats obtenus sur la scène continentale. On se limite à la figuration au fil des années, tel un Fauve devenu un simple chat domestique qui ne fait plus peur à personne.

Le ministère de la Jeunesse et des Sports et le CNOSCA auront contribué à cette descente aux enfers. Le président de la FCBB n'est plus réellement élu, mais désigné "officieusement" par le CNOSCA à travers des messes de minuit. De nombreux jeunes abandonnés à eux-mêmes dans ce désastre honteux.

Avec la nomination du légendaire Anicet Lavodrama au poste du Directeur technique national, l'espoir renaît, et on espère que les choses vont changer radicalement, même si je reste persuadé que la tâche sera tout sauf facile car tout le système est défaillant et il faut une révolution. Le changement doit d'abord venir du prochain président de la Fédération Centrafricaine de basketball à l'issue d'une élection du bureau fédéral que l'on espère crédible, ensuite le gouvernement doit prendre ses responsabilités pour appuyer ce projet de reconstruction, sinon on devra continuer d'évoquer le basketball Centrafricain au passé.
Ce n'est pas en se comportant comme des mendiants que l'on compte retrouver le trophée "Yassitoungou". Si on veut gagner, il faut se donner les moyens en ayant une vision bien définie à l'exemple de nombreux pays africains dont le Mali chez les jeunes, la Tunisie, l'Angola et le Sénégal de part ses infrastructures et son programme de formation. 

C'est un miracle si l'on parle encore aujourd'hui de la République Centrafricaine comme étant un pays de basketball, mais qu'en sera t-il le cas dans cinq ou dix ans ? Seul l'avenir nous le dira !

Cyrille NGARIO

Il y a trente-deux ans et demi, la République Centrafricaine remportait son deuxième titre de champion d'Afrique !
Il y a trente-deux ans et demi, la République Centrafricaine remportait son deuxième titre de champion d'Afrique !
Il y a trente-deux ans et demi, la République Centrafricaine remportait son deuxième titre de champion d'Afrique !
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