Denver résiste aux 57 points de Donovan Mitchell dans le match 1 des play-offs

L'arrière du Jazz Donovan Mitchell a battu son record en carrière avec 57 points. Mais l'incroyable démonstration n'a pas suffi pour faire tomber les Nuggets, vainqueurs en prolongation (135-125) en ouverture des play-offs NBA.
 
L'ouverture des play-offs NBA, lundi soir, a donné lieu à un feu d'artifice entre Utah et Denver. Le Jazz du Français Rudy Gobert (17 points, 7 rebonds, 4 contres), diminué par l'absence de plusieurs joueurs importants (Mike Conley pour la naissance de son fils, Ed Davis, blessé au genou, Bojan Bogdanovic indisponible pour le reste de la saison), pas vraiment favori avant la rencontre (il avait dû bricoler en intégrant l'inconnu Juwan Morgan, 6 min par match, au cinq majeur), a fait mieux que résister face à la tête de série numéro 3 à l'Ouest.

Mais il a finalement cédé en prolongation (125-135) et, mené 1-0 dans la série, il risque de s'en mordre les doigts. Car le Jazz a déployé une énergie immense pour tenir le choc face aux Nuggets, et a dû se reposer sur une performance tout simplement historique de son arrière Donovan Mitchell. Le troisième année a fini la rencontre avec 57 points au compteur avec un excellent pourcentage au tir (19/33, 6/15 à 3 points, 9 rebonds et 7 passes), un record en carrière pour lui (ainsi que pour la franchise en play-offs, détenu jusque-là par Karl Malone, 50 points).

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Avec ses 57 points, à 23 ans, Donovan Mitchell est le plus jeune joueur de l'histoire à atteindre une telle marque au scoring en play-offs depuis Michael Jordan (63 points, son record en phase finale, contre les Celtics de Boston, à 23 ans également, le 20 avril 1986)

Le plus impressionnant est que Mitchell n'avait inscrit que 2 points au terme d'un premier quart dominé par Denver et qui laissait augurer d'une longue soirée pour la franchise de Salt Lake City, sur courant alternatif en défense (25-31). Il a connu ensuite deux temps forts, en deuxième quart où ses 17 points ont permis aux siens de rester en vie (52-59), puis surtout en fin de match, quand la rencontre est devenue folle, enregistrant onze changements de leaders dans le money-time.

À cet instant, Mitchell et l'arrière des Nuggets Jamal Murray, lui aussi 23 ans, se sont livrés à une incroyable démonstration offensive, se rendant coup pour coup, alternant tirs à trois points, turnaround jumpers, shoots à reculons, step-backs, pénétrations vers le cercle... et servant occasionnellement leurs pivots Rudy Gobert et Nikola Jokic qui se régalaient au dunk pour le premier, à 3 points pour le second.

Après deux exploits de Mitchell qui remettait par deux fois les compteurs à zéro (115-115), l'intérieur serbe, qui a par ailleurs fait un sacré chantier (29 points, 10 rebonds) aurait pu conclure l'affaire au buzzer, sans la défense héroïque de Gobert, qui étendait ses bras et altérait la trajectoire de son dernier tir.

En prolongation, Jamal Murray, toujours dans la zone, marqueur ou passeur sur les 16 premiers points de son équipe (36 points, 9 passes au final), permettait à celle-ci de prendre un ascendant définitif (126-117 à 2 minutes du buzzer), tandis que Donovan Mitchell restait aphone les trois premières minutes avant de reprendre les choses en main. Un peu trop tard.

Le match 2 de la série est programmé dès mercredi. Reste à voir dans quel état de fraîcheur physique et surtout psychologique seront les hommes de Quin Snyder après une telle désillusion.

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