Masai Ujiri, critique de la situation des noirs dans le front-office des équipes NBA : «Il y a très peu de Noirs à des postes importants dans chaque équipe. Nous devons voir une plus grande représentation des minorités sociales occupées des postes élevés. "

Masai Ujiri, critique de la situation des noirs dans le front-office des équipes NBA : «Il y a très peu de Noirs à des postes importants dans chaque équipe. Nous devons voir une plus grande représentation des minorités sociales occupées des postes élevés. "

Deuxième dirigeant noir à remporter le titre NBA après Joe Dumars, et premier dirigeant africain, Masai Ujiri réclame plus de personnes issues des minorités à des fonctions stratégiques.

Avec la nomination récente de Troy Weaver en tant que General Manager des Pistons, il y a désormais six dirigeants noirs qui occupent une telle fonction en NBA. Actuellement président des Raptors, Masai Ujiri a lui été le premier dirigeant non-américain de l’histoire à remporter le trophée de meilleur dirigeant de l’année en 2013, et il est devenu la saison dernière le deuxième dirigeant noir à décrocher le titre, après Joe Dumars en 2004.

Des préjugés qui limitent les nominations à certains postes ?
Ces réussites sont cependant des cas isolés en NBA. Un problème qui concerne différents niveaux pour Masai Ujiri, invité à s’exprimer sur le sujet dans le podcast d’Adrian Wojnarowski. Il se demande d’ailleurs si ce n’est pas lié à une mauvaise identification des compétences d’une personne en raison de sa couleur de peau.

« Je m’interroge vraiment et je pense que, dans le sport en général, nous devons vraiment nous pencher là-dessus, et à différentes échelles. Il ne s’agit pas seulement d’engager quelqu’un pour veiller à la diversité et à l’intégration, nous avons aussi besoin de plus de personnes issues des minorités et de plus de personnes noires à des postes plus élevés. Et il y en a beaucoup qui méritent des postes plus élevés, si nous regardons bien. »

Mais pourquoi n’est-ce donc pas le cas ?

« J’ai l’impression qu’ils pensent que les personnes issues des minorités ne peuvent pas [occuper des fonctions stratégiques]. Avons-nous des personnes noires dans le secteur des données analytiques ? Combien d’assistants GM [noirs] avons-nous ? […] L’une des perceptions [qui existe], c’est d’aller chercher un assistant coach noir qui puisse parler aux joueurs. C’est le gars du relationnel. Le mec symbolique… Et faites-moi confiance, cela existe, [je le vois de l’intérieur]. Je suis moi-même fautif. Nous devons en assumer la responsabilité. »

Pas de deuxième chance pour Joe Dumars
Difficile de savoir qui est visé par le « ils » de Masai Ujiri (les propriétaires ?) mais, une chose est sûre, le meilleur dirigeant de l’année 2013 souhaite faire bouger les choses dans les organigrammes de la ligue.

Devenu en 2019 le premier non-Américain à remporter le titre en occupant une telle fonction, il souhaite également mettre en évidence le fait que les dirigeants noirs n’ont que très rarement droit à une seconde chance en NBA.

En s’appuyant principalement sur l’exemple de Joe Dumars, écarté depuis sa fin en eau de boudin avec les Pistons en 2014, malgré une réussite certaine dans les années 2000. « Il est l’un des meilleurs et ne reçoit pas de [seconde chance]. Il est allé six fois d’affilée en finale de conférence. Penchons-nous véritablement là-dessus et demandons-nous s’il ne mérite pas de diriger une franchise NBA avec ce qu’il a accompli ? »

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