Kevin Love raconte les mesures draconiennes prises par la NBA pour le retour à l'entraînement

Alors que Kevin Love prenait la route de chez lui jusqu’au complexe d’entraînement des Cavaliers de Cleveland vendredi, même les flocons de neige qui sont tombés dans l’Ohio ne pouvaient affecter son moral.

« Je n’avais jamais arrêté de lancer un ballon de basket pendant aussi longtemps. Alors ça ne me dérangeait pas, je voulais juste aller faire quelques tirs », a-t-il déclaré à ESPN, qui a rapporté les mesures draconiennes prises par la ligue pour ce retour sur le terrain.

Les Cavs sont l’une des premières équipes à avoir ouvert leur gymnase pour des entraînements individuels, près de deux mois après le début de la suspension de la saison.

Les Trail Blazers aussi ont ouvert leurs portes, et 9 des 11 joueurs présentement dans le secteur de Portland ont fait une rotation sur le terrain.

Love, 31 ans, raconte qu’il a été surveillé de près dès son arrivée.

« On nous a posé quelques questions : comment on se sentait, s’il  y avait quelqu’un de malade à la maison, si on a respecté les consignes émises par la NBA et par l’État. »

On a également pris sa température et on l’a notée. Tout joueur qui fait de la fièvre se voit refuser l’accès.

Une fois à l’intérieur, chaque joueur occupe un demi-terrain et est accompagné d’un entraîneur adjoint qui porte un masque et des gants pour faire des passes et des rebonds. La NBA permet à seulement quatre joueurs de se retrouver dans le gymnase en même temps, et ils doivent maintenir une distance de 4 mètres entre eux.

« Les gants de latex vous rendent les mains moites bien plus que je pensais », a déclaré un des entraîneurs des Cavs à ESPN dans un message texte. Ç’a pris un moment pour s’habituer, mais c’est la chose sécuritaire à faire présentement. »

« Ça va changer, du moins à court terme, la façon d’interagir et la façon de vivre au quotidien », ajoute Love. Est-ce que c’était étrange pour moi? Ouais. »

Pendant sa séance d’entraînement, Larry Nance, Cedi Osman et Ante Zizic occupaient les autres demi-terrains avec un autre adjoint. Même s’ils se tenaient à distance, ils pouvaient communiquer.

À chaque demi-terrain se trouvait une table où étaient disposés du désinfectant, des collations, de l’eau et des serviettes. Tout était bien séparé pour éviter la contamination croisée.

Love a amené une paire de souliers mais l’équipe fournissait un sac de vêtements à enfiler et deux ballons.

Les joueurs avaient accès à certains équipements, mais pas aux douches une fois l’entraînement terminé. Ils se changent, et puis s’en vont.

Pour l’instant, les séances individuelles trois à quatre fois par semaine devront suffire.

« Je pense que tout le monde cherche une façon de retrouver une certaine normalité en faisant ce qu’ils aiment. Dans mon cas, ça fait 25 ans que je joue au basketball et je n’avais jamais passé autant de temps sans toucher à un ballon. C’est quelque chose que j’aime vraiment. Alors ç’a été une dose de dopamine et c’était vraiment agréable de pouvoir aller au gymnase et suer un peu ailleurs que pendant mes entraînements à la maison. Ça remonte le moral. »

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