Pour tout savoir sur le fonctionnement de la Draft NBA

205 joueurs (163 joueurs universitaires et 42 joueurs étrangers) se sont inscrits à la NBA Draft 2020 présentée par State Farm. À titre de comparaison, le repêchage avait regroupé jusqu'à 233 joueurs en 2019 et 236 en 2018. Il faut rappeler que les prospects de première, deuxième et troisième année universitaire y compris les internationaux ont jusqu'au 3 juin pour retirer leurs noms de la liste définitive après avoir "testé les eaux". Un propect a le droit de tester les eaux à deux reprises au maximum pendant son cursus universitaire. Également un prospect qui n'a pas été sélectionné à la Draft perd son admissibilité à l'université et ne pourra plus être drafté de sa vie.

Qui est éligible à la draft ?
Tous les joueurs de la planète à condition d'avoir atteint l’âge de 22 ans. Leur inscription est alors automatique à partir du moment où leur cursus universitaire est terminé. Mais un joueur a également la possibilité de demander une dérogation s'il a 19 ans et soit sorti du lycée depuis au moins un an. Mais celles-ci ne sont acceptées que pour les talents exceptionnels. 

La Draft permettra aux 30 franchises NBA de recruter les meilleurs joueurs universitaires et étrangers pour construire leur équipe. Cette année, les Golden States Warriors, les Cleveland Cavaliers et les Minnesota Timberwolves possèdent les trois premiers choix qui leur permettront de choisir parmi les talents, dont les principaux joueurs attendus seront à la fois des américains et nos représentants originaires d'Afrique. 

La Draft est composée de 60 choix dont 30 au premier tour et 30 du second tour.

Pourquoi la Draft existe-t-elle ?
La NBA étant une ligue fermée, il n’y a pas de montée ou de relégation entre plusieurs divisions. Les 30 franchises qui composent la ligue ne changent jamais. De ce fait, pour éviter que les plus faibles restent dans les bas-fonds du classement, le système de Draft a été créé. Celui-ci permet de répartir les jeunes talents entre les clubs, donnant priorité aux moins bien classés. Sauf qu’on ne prend pas le classement dans le sens inverse. La raison ? Certaines équipes pratiquaient le « tanking ». A savoir, perdre volontairement ses matches afin de terminer la saison à la dernière place afin de recruter le meilleur espoir disponible. La NBA a donc mis en place un système de loterie.

Première étape : la loterie
Elle a lieu pendant les Playoffs. Son rôle ? Déterminer l’ordre de passage des franchises lors de la Draft. Dans un premier temps, les 16 équipes qui disputent les Playoffs sont mises de côté et se partagent les 16 derniers choix, répartis selon leur classement. Sont donc concernées les 14 franchises n’ayant pas pris part aux phases finales. Leur chance d’acquérir le 1er choix de la Draft décroît selon leur classement via un système de pondération.

Une fois le Top 3 connu, les équipes se partagent les 11 places restantes en fonction de leur classement. Comme mentionné sur le tableau ci-dessus, Cleveland prend la place de Brooklyn alors que les Cavs ont terminé 3e de la conférence Est. Cela est dû à un trade qui a eu lieu en 2013 entre Brooklyn et Boston lors de l’échange de Kevin Garnett et Paul Pierce. Ensuite, lors du transfert de Kyrie Irving à Boston et d'Isaiah Thomas à Cleveland, les Cavs ont récupéré le pick des Nets déjà échangé dans ce premier trade. Toutes ces stars ont été échangées contre quelques joueurs d’un niveau moindre et… des tours de Draft. Ces derniers servent aussi de monnaie d’échange entre les équipes.

Deuxième étape : les workouts
Vient la période des workouts. A comprendre, moments où sont testés les potentiels futurs joueurs NBA. Qu’ils viennent de NCAA (équipes d’universités américaines) ou d’ailleurs, les basketteurs considérés comme à fort potentiel ont été suivi tout au long de l’année par des scouts NBA. Ce sont des recruteurs de clubs parcourant le monde à la recherche d’une pépite. Une hiérarchie naturelle s’établit alors entre les différents espoirs et les classent en fonction de leur valeur. Par exemple, une équipe disposant du 15e choix ne fera pas venir un joueur prévu pour le Top 3 de la prochaine Draft, cela n’aurait aucun sens. Une fois les différents joueurs ciblés, ces derniers sont invités par les franchises afin de les tester. Ces sessions individuelles permettront aux clubs de voir si le joueur ciblé leur correspond en termes de style de jeu (besoin) et de niveau (intérêt). Cette période de workouts est très importante pour les futurs draftés : certains parcourent les Etats-Unis dans le but de se faire remarquer et gagner un ticket pour la grande ligue via la Draft.  

Troisième étape : Les échanges
Cependant, l’ordre peut encore changer ! Une fois que les différentes franchises connaissent leur position au sein de la Draft et après avoir ciblé les jeunes talents qu’ils souhaitent ajouter à leur effectif, libre à eux d’échanger leurs choix de Draft. Par exemple, alors que les Celtics ont obtenu le 1er choix lors de la loterie en 2017, ils ont décidé de l’échanger avec le 3e choix de Philadelphie en plus de leur tour de Draft de 2018. 

Quatrième étape : Le jour J
L’ordre définitivement établi par exemple en 2018, le patron de la NBA, Adam Silver, déclarera ouverte la Draft 2018. Avec la célèbre tirade de son prédécesseur, David Stern, il annoncera le premier choix : « With the first pick of 2018 NBA Draft, the Phoenix Suns select… DeAndre Ayton, from the University of Arizona ». Les choix s’enchaîneront ensuite toutes les 5 minutes, afin de laisser le temps aux équipes de s’ajuster, et ce, jusqu’au 60e. Les 60 draftés sont alors connus et la soirée s’achève non sans photos souvenirs. 

Et après ? 

La quasi-totalité des joueurs draftés au premier tour recevront dans la foulée un contrat garanti de 2 ans. Pour ceux issus du 2e tour, certains auront un contrat plus précaire, d’autres rien du tout. Les déçus pourront retenter leur chance l’année suivante après avoir amélioré leur jeu ailleurs qu’en NBA.

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