Retour gagnant pour LaMarcus Aldridge face à Dallas dans le derby texan

Absent depuis le 23 février, LaMarcus Aldridge (24 points) a réussi son retour avec les Spurs face à Dallas (119-109). Il le fallait bien pour contrer Doncic et ses 38 points.

Adroits de loin, les Mavs débutent bien ce match et ils posent quelques problèmes à des Spurs peu concentrés (18-12). En manque de créativité sur les postes extérieurs, Gregg Popovich décide de lancer Patty Mills et Marco Belinelli pour terminer ce premier acte. Les deux jokers ne se posent pas de questions. Dès qu’ils sont ouverts, ils dégainent et le jeu s’emballe.

Les deux vétérans ont redonné de l’envie à leurs coéquipiers. En leader, Luka Doncic remet Dallas sur orbite grâce à deux actions de classe, mais le Slovène trouve du répondant en face. Belinelli encore lui est en feu et il permet à San Antonio de n’être mené que de deux points (29-27).

Rayonnant lors des douze premières minutes, Luka Doncic passe la vitesse supérieure. Sans se poser de questions, il plante deux tirs lointains avec une faculté déconcertante, les Spurs tentent de s’accrocher (44-35). La sortie du génie slovène, parti se reposer sur le banc, ne profite pas aux Spurs. Malgré une bonne circulation du ballon, les joueurs de Gregg Popovich ont toutes les peines à scorer.

Ils sont dépendants des tirs lointains de leurs extérieurs ou des exploits de DeMar DeRozan. Pourtant LaMarcus Aldridge montre de belles choses et sa présence gène Kristaps Porzingis. Le Letton doit défendre au large face au Texan et il n’aime pas trop ça. Mais Dallas gère le score (52-44).

Luka Doncic au-dessus de la mêlée
Luka Doncic est de retour pour terminer la première mi-temps. Et comme toujours quand il est sur le terrain, les Mavs changent de visage. Sa qualité de passe et sa faculté à toujours prendre les bonnes décisions permettent à Dallas de garder l’avantage, mais DeRozan et Aldridge montent au créneau en attaque et scorent des paniers importants. Trouvé enfin poste bas, l’ancien Blazer impose sa puissance. À la pause, Dallas continue de faire la course en tête (59-54).

Dallas débute cette seconde mi-temps sur un 8-0. En colère, Pop coupe le jeu. Trey Lyles remet sur pied son équipe en marquant à 2 puis à 3-points puis en trouvant en mouvement le grand LaMarcus Aldridge (67-64).

Jamais distancés, les Spurs n’arrivent pas à prendre les devants dans cette rencontre. Pourtant, DeMar DeRozan donne tout pour aider San Antonio. Il multiplie les bonnes passes pour ses coéquipiers. Lui le scoreur montre qu’il peut aussi se transformer en passeur. Mais face à lui, Tim Hardaway Jr et Delon Wright dominent en attaque et Dallas garde les commandes à 12 minutes de la fin du match (85-83).

Le « money time » de LMA
San Antonio n’a pas encore battu Dallas cette saison. Rudy Gay le sait et il montre toute sa détermination dans ce début de dernier quart-temps. Dans le sillage de son vétéran, San Antonio inflige un 13-3 à des Mavs complètement déboussolés. Seul Luka Doncic arrive à scorer mais il ne peut rien faire face à un adversaire en furie (96-88).

Comment Dallas a pu laisser son adversaire reprendre confiance et revenir dans ce match ? Doncic enchaîne pourtant les exploits et Hardaway Jr. tente d’aider son leader, mais San Antonio a le match en main maintenant et les Spurs peuvent compter sur LaMarcus Aldridge dans cette fin de match. Que ce soit poste bas ou poste haut, l’homme de confiance de Pop est capable de scorer comme bon lui semble. Il répond présent et surtout il s’oppose à un Luka Doncic en feu. Trouvé par DeRozan il s’envole même claquer un dunk puis il plante le 3-points qui met KO les Mavs. La salle est debout pour acclamer LMA (115-103).

Dallas s’est écroulé dans ce dernier quart-temps. Pourtant, Luka Doncic a été extraordinaire une nouvelle fois, mais cela n’a pas été suffisant. Pour la première fois de la saison, les Spurs battent les Mavs et gardent une petite chance de jouer les playoffs.

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