La Nouvelle-Orléans vient à bout du Heat de Miami

Les coéquipiers de Zion Williamson s’accrochent à leurs rêves de playoffs avec cette victoire arrachée face à Miami (110-104). Les huit tirs à 3-points de Duncan Robinson n’auront pas été suffisants face à des Pelicans qui terminent avec cinq joueurs à plus de 10 points.

Quatre succès d’affilée d’un côté, trois défaites de l’autre… Le Heat et les Pelicans sont sur des dynamiques inversées, et comme on pouvait s’y attendre, les deux équipes se rendent coup pour coup dans ce début de rencontre.

Comme souvent ces derniers temps, Jimmy Butler prend les choses en main côté Heat. C’est lui qui mène le jeu et qui dicte le tempo de son équipe. Mais la star du Heat a du répondant en face. Zion Williamson n’est pas encore All-Star mais il a énormément de talent. Surtout, il peut compter sur Jrue Holiday et Lonzo Ball pour l’épauler. Les trois hommes s’entendent à merveille sur le parquet et le Heat a du mal à défendre malgré les actions spectaculaires de Derrick Jones Jr (20-17).

Défensivement, le Heat n’arrive pas à stopper la vitesse de son adversaire. Les Pelicans excellent sur le jeu en transition. Quand le ballon bouge et qu’ils peuvent mettre du rythme, ils sont redoutables. Josh Hart, E’Twaun Moore et Ball ne se posent pas de questions et malgré toute la détermination de Butler, Miami est dominé après un quart-temps (32-26).

Miami n’arrive pas à défendre
D’abord dans un rôle de passeur puis à 3-points, Nicolo Melli apporte comme toujours de très bonnes minutes en sortie de banc. Le Heat veut réagir et Duncan Robinson score par deux fois à 3-points, mais les Pelicans aussi savent tirer de loin et le Heat ne peut toujours pas mettre à mal défensivement les locaux. Holiday envoie Zion au alley-oop puis Hart continue d’enflammer la salle avec son poignet magique (49-40).

Rien ne va plus pour le Heat qui ne peut compter que sur Butler pour marquer des points. À l’inverse, New Orleans possède un vrai collectif. Brandon Ingram, Lonzo Ball et Jrue Holiday s’amusent à jouer ensemble et l’écart ne cesse d’augmenter (62-45). Le pompier Butler est au four et au moulin pour tenter d’éviter le naufrage mais seul, il ne pourra rien faire ce soir. Les Pelicans ont livré vingt-quatre très bonnes premières minutes (65-51).

Absent des débats en première mi-temps, Bam Adebayo commence enfin à montrer tout sa force défensive. Et comme par hasard, le Heat commence à enchaîner les stops et mettre du rythme en attaque. Miami revient à 10 points et Alvin Gentry est obligé de stopper le jeu (68-58). Un temps-mort important. Jrue Holiday allume deux mèches à longue distance et Zion score avec la faute, le Heat est de nouveau dans les cordes après ce 9-0 (77-58).

C’est dommage car les Floridiens montrent beaucoup plus de convictions en défense. Mais à chaque qu’ils font une erreur, ils se font punir. Néanmoins, l’entrée d’Andre Iguodala apporte de la stabilité. La qualité de passe et la finition près du cercle du triple champion NBA sont un vrai plus pour son équipe. Un peu émoussés physiquement, les Pelicans marquent le coup et leurs adversaires en profitent pour revenir à nouveau à 10 points (82-72).

Bam Adebayo et Andre Iguodala lancent la révolte
On pense alors que le Heat a trouvé la solution pour se rapprocher encore au score mais ils retombent une nouvelle fois dans leurs travers. Bam Adebayo fait sa 4e faute et Frank Jackson profite d’une nouvelle mauvaise défense adverse pour scorer un gros tir à 3-points. Il reste 12 minutes et les joueurs de la Nouvelle Orléans ont le match en main (89-74).

Le retour de Zion Williamson doit permettre aux Pelicans d’assurer la victoire, mais comme toujours cette équipe de Miami ne lâche rien. Dominé par moment par la nouvelle attraction de la NBA, Bam Adebayo reste un joueur très important. Très peu de joueurs peuvent défendre comme lui et surtout il peut compter sur le soutien d’Iguodala. Les Floridiens changent sur tous les écrans et New Orleans n’arrive plus à rien en attaque. Coup sur coup, Robinson profite des bons plans de jeu de son équipe pour scorer à 3-points. Les Pelicans ont encaissé un terrible 15-4 (93-89).

Le dernier mot pour Brandon Ingram
Rappelé sur le banc, Williamson est frustré par la décision de son coach. Surtout, il voit son équipe se liquéfier malgré les actions de grande classe de Lonzo Ball. Miami défend chaque possession avec une très grosse détermination. Josh Hart pense éloigner la menace grâce à un tir lointain mais le Heat va se battre jusqu’au bout. Solomon Hill et surtout Robinson ramènent le Heat à une possession grâce deux gros tirs primés et le suspense reste entier (100-99).

En grande difficulté ce soir, Brandon Ingram se doit de tout faire pour faire gagner son équipe. À mi-distance puis à 3-points, il fait exploser la salle et il rappelle à tout à le monde pourquoi il est All-Star cette saison (105-100). Deux tirs importants qui mettent K.O. le Heat qui ne parviendra pas dans la dernière minute à trouver les tirs pour remporter ce match. Vainqueur 110-104, New Orleans peut encore rêver de la 8e place.

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