Dennis Schröder éteint Boston sur un game winner suite à un comeback exceptionnel du Thunder

Un dernier layup de Schroder dans les derniers moments du match a permis à OKC de s'imposer contre Boston (105-104).

Battu par le Jazz il y a deux jours, Boston doit montrer un autre visage ce soir. Motivés, Marcus Smart et Jayson Tatum sont en grande forme. Adroits à mi-distance et agressifs vers le cercle, les deux internationaux américains sont les hommes à tout faire côté Celtics. Mais OKC ne se laisse pas faire, au contraire. Autour du magicien Chris Paul, les joueurs d’Oklahoma profitent des oublis défensifs de leurs adversaires pour briller.

Rapide et très efficace, Dennis Schroder est dans un grand soir. C’est lui qui fait voler en éclat la défense des Celtics. Capable de passer ou bien de scorer, l’Allemand fait très mal au TD Garden (27-20). Brad Stevens cherche des solutions et ouvre ses rotations. Romeo Langford et Brad Wanamaker sont de bons choix. Boston n’est qu’à -3 (29-26) après 12 minutes.

Boston s’amuse : +18 !
Poussés par leur public et portés par le duo Walker/Hayward, les Celtics semblent passer la vitesse supérieure dans ce deuxième acte. La balle circule enfin et bizarrement, OKC peine à stopper son adversaire. L’alternance poste haut/poste bas est juste parfaite. Robert Williams profite de l’agressivité de Walker pour être trouvé sous le cercle, le jeune pivot brille et c’est tout Boston qui se régale devant un tel basket (44-36).

Avec toute son expérience, Paul tente de remettre OKC dans le droit chemin mais ce deuxième acte n’est pas terrible pour ses coéquipiers. Ils manquent d’agressivité et de détermination. Habitués à jouer avec beaucoup de hargne, ils laissent leurs adversaires faire ce qu’ils veulent et c’est une aubaine pour des joueurs du niveau de Tatum. Le joyau des Celtics score deux tirs primés coup sur coup imité par Daniel Theis et Gordon Hayward et l’écart atteint les 18 points (63-45). Heureusement, OKC termine cette première mi-temps sur un 7-0, ce qui leur permet de n’être mené que de 11 points à la pause (63-52).

Chris Paul prend les choses en main
Sans doute remonté contre ses joueurs, Billy Donovan veut voir son équipe jouer avec plus d’envie et d’intensité. Qu’il se rassure, il peut compter sur un leader d’exception pour mener la révolte. Chris Paul a tous les ballons en main et il régale. Drive, tirs à mi-distance après écran ou réussite aux lancers francs. Le vétéran ramène à lui tout seul son équipe et commence à faire douter le TD Garden ainsi que tous ses adversaires (73-67).

Boston montre des signes inquiétants. Moins efficaces en attaque, moins connectés collectivement, les Celtics souffrent. Pourtant, Hayward sort des actions de grande classe, mais Chris Paul, encore lui, rappelle à tout le monde qu’il reste l’un des meilleurs meneurs de jeu de la ligue. D’abord, il score un nouveau tir à mi-distance. Puis il trouve Dennis Schroder qui quasiment au buzzer ramène son équipe à un point (84-83). Cela promet un beau 4e acte.

Moins en forme qu’en première mi-temps, Jayson Tatum s’agace et récolte une faute technique. OKC en profite pour engranger de la confiance et pour prendre les rênes du match (97-96).

Dennis Schroder fait coup double
Les deux équipes se livrent une belle bataille dans cette fin de match. Défensivement c’est du haut niveau et personne ne veut lâcher le morceau. Gallinari score poste bas mais Tatum, trouvé ligne de fond sur un « backdoor », lui répond (100-99). Poste haut, Chris Paul profite de se retrouver face à Daniel Theis pour scorer sur le changement défensif (103-100), mais l’intérieur allemand lui répond sur « pick and roll ». C’est ensuite Tatum sur contre-attaque qui fait exploser le TD Garden pour redonner un point d’avance aux siens à 13 secondes de la fin (104-103).

La balle revient dans les mains de Boston. Mais Walker se la fait chiper sur la remise en jeu par Dennis Schroder. Roublard, l’ancien d’Atlanta fonce marquer le panier et donner la victoire à OKC (105-104). Le dernier tir de Jayson Tatum échoue, et le Thunder remporte un énième match à l’arraché. La marque de fabrique de cette équipe.

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