Le milliardaire chinois Jack Ma, patron d’Alibaba, a fourni des kits de tests, des masques et des combinaisons de protection à chacun des 54 pays africains, comme ici le Sud Soudan/AFP.

Le milliardaire chinois Jack Ma, patron d’Alibaba, a fourni des kits de tests, des masques et des combinaisons de protection à chacun des 54 pays africains, comme ici le Sud Soudan/AFP.

À l'heure où le bilan de la pandémie du coronavirus commence peu à peu à s'alourdir sur le continent africain, qui compte désormais 152 personnes décédées sur le continent, selon le Centre pour la prévention et le contrôle des maladies de l’Union africaine. Sur le continent, 31 pays ont fermé leurs frontières et 12 suspendu leurs liaisons aériennes internationales. Dans ces conditions, les sportifs africains prennent la parole pour sensibiliser leurs compatriotes à respecter les règles élémentaires pour se protéger, sans pour autant matérialiser ces actions comme c'est le cas des sportis américains, des basketteurs américains évoluant en NBA. 

On le sait, la solidarité africaine n'a jamais été le point fort d'un continent doté de l'un des systèmes de santé les plus faibles de la planète. Depuis le début de la propagation du COVID-19 en Italie, France, en Espagne et particulièrement aux États-Unis, de nombreux sportifs, des stars de basketball évoluant en NBA se sont mobilisés pour venir au secours de leurs compatriotes. Nombreux sont ceux encore en activité ou à la retraite qui ont accompagné leurs paroles avec des aides financières à l'appui afin d'aider des personnels de santé de leurs pays respectifs à lutter contre cette pandémie qui a déjà fait plusieurs morts à l'échelle mondiale. 

Alors que l'organisation mondiale de santé (OMS) a lancé un cri d'alarme pour l'afrique depuis que l'Europe est devenue l'épicentre de cette pandémie du coronavirus, de nombreux sportifs africains professionnels se limitent qu'à des interventions verbales pour encourager leurs compatriotes à respecter les règles élémentaires d'hygiène, surtout sur un continent où payer du savon pour se laver les mains n'est pas donné à tout le monde. Oui, incroyable que cela puisse paraître, tout le monde sur le continent n'a pas de moyens de se procurer du savon pour se laver les mains et sans compter le fait que l'accès à l'eau est souvent très limité. En plus des dernières restrictions liées au couvre feu et au confinement dans certains pays d'Afrique, 85% d'africains qui vivent des activités informelles seront sans doute encore très touchés par ces mesures dites "drastiques". L'afrique a donc vraiment besoin d'aide, des matériels de protection, des solutions hydro alcooliques, des savons et des appareils respiratoires pour aider à la réanimation des malades.

Dans une usine produisant des gels hydroalcooliques à Lagos, au Nigeria, le 19 mars 2020.  REUTERS/Temilade Adelaja

Dans une usine produisant des gels hydroalcooliques à Lagos, au Nigeria, le 19 mars 2020. REUTERS/Temilade Adelaja

Aujourd'hui, le continent regorge de nombreux sportifs professionnels de part le monde, des footballeurs comme des basketteurs évoluant dans la grande ligue Nord-américaine et aussi dans diverses championnats européens. À l'image des gestes significatifs des stars américaines et européennes de basketball pour leurs communautés, les sportifs africains doivent montrer l'exemple pour venir en aide à leurs compatriotes n'ayant pas d'accès aux médicaments de base comme paracétamol (Dolipranes), et bien d'autres moyens matériels médicaux pouvant aider à lutter contre le COVID-19. 

Sensibiliser c'est bien, mais il faut soutenir cette parole par des gestes concrets afin d'aider le continent africain par le biais de son système de santé à éteindre le feu, qui à notre avis est aujourd'hui le seul impératif avant l'ouverture d'un vrai débat sur le rôle des dirigeants africains quant à leurs capacités à batir un système de santé fiable.

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