Pascal Siakam et les Raptors donnent une fessée au Jazz de Utah

Grâce notamment à un Pascal Siakam des grands soirs (35 pts, 5 rebonds, 5 passes), les Raptors ont facilement dominé le Jazz (130-110).

« Je crois qu’aucun d’entre nous ne s’attendait à avoir 40 points d’avance face à cette équipe. » Fred VanVleet et les Raptors n’ont pas été les seuls surpris par la tournure des événements, cette nuit à la Scotiabank Arena. À l’issue d’une première période à sens unique, les champions en titre sont bien rentrés au vestiaire sur ce score et cet écart hallucinant (77-37 – 8e plus gros écart de l’histoire sur une mi-temps).

Soit le résultat de 24 premières minutes cauchemardesques pour les visiteurs, démarrées, signe annonciateur sans doute, par un dunk tout cuit manqué par Rudy Gobert. Ce raté, c’est l’un des rares moments où la défense des Raptors se montre « généreuse ». Car pour le reste, la consigne est claire : défendre fort, couper un maximum de lignes de passes (14 interceptions) et surtout gicler en transition.

Pascal Siakam superstar
Avec VanVleet, Norman Powell et Pascal Siakam, Toronto ne manque pas de client pour remonter le terrain comme des petits chevaux. Amorphe en attaque, le Jazz est complément dépassé par le rythme imprimé par les Raptors. Sur jeu posé, Marc Gasol, qui peine à passer la barre des 10 points depuis le début de saison, sanctionne Gobert à plusieurs reprises derrière l’arc. Après 12 minutes, l’Espagnol affiche déjà 11 unités au compteur.

Mais le plus impressionnant, c’est son coéquipier camerounais. Après sa sortie cata face à Orlando (4/22 aux tirs), il affiche dans ce match-ci toute sa propreté. Et sa patience au poste, où il passe une partie de sa soirée à battre Royce O’Neale. Si la prise à deux arrive, il trouve Gasol qui coupe ou dans le corner. Le même Siakam est tout aussi impeccable derrière l’arc, à l’instar de VanVleet et toute l’équipe de Toronto (19/36), qui enregistre le retour de Serge Ibaka après 10 matches d’absence. À la pause, Siakam compte déjà 26 points.

Le réveil tardif du Jazz
Tandis que Bojan Bogdanovic se fait discret, Jeff Green est l’un des rares visiteurs à se montrer dans un bon jour dans cette première période. Mais les leaders Conley – Mitchell sont aux abonnés absents. Ces deux-là se montrent enfin dans le troisième quart-temps. Mitchell est beaucoup plus agressif pour finir au cercle, tout en multipliant les fixations pour son meneur. Le Jazz a beau passer 49 points dans cette période (!), il part de beaucoup trop loin.

Les visiteurs reviennent jusqu’à 16 unités, ils n’iront pas plus loin, devant se contenter d’un écart redevenu acceptable jusqu’à la fin de la partie, autour de la vingtaine de points.

Les Raptors (15 victoires – 4 défaites) ne paniquent à aucun moment et s’offrent une 7e victoire de suite, tout en restant invaincus à domicile. Mardi, ils accueillent le Heat, tandis que le Jazz (12 victoires – 8 défaites) tentera de se relancer à Philadelphie la nuit prochaine.
 

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