Les Rockets effacent un déficit de 25 points pour l'emporter face aux Spurs

Menés de 25 points, les Rockets ont réussi le plus gros comeback de leur histoire face à San Antonio (109-107), aidés par les 31 unités de Russell Westbrook.

Non, vous ne rêvez pas ! San Antonio maltraite Houston dans ce début de rencontre. Les coéquipiers de James Harden ne sont tout simplement pas rentrés dans ce match et ils font n’importe quoi, en attaque comme en défense. À l’inverse, les Spurs montrent de très belles choses et ils forcent Mike D’Antoni à prendre un temps mort (16-2). Les mots du coach des Rockets ne changent pas grand-chose. Ses joueurs ont toujours du mal à se faire des passes et à se montrer dangereux en attaque. Seul Russell Westbrook arrive à prendre le dessus sur la défense des Spurs.

Transparent, James Harden se fait aussi remarquer en se prenant le bec avec Dejounte Murray. Les deux hommes récoltent une faute technique chacun mais leur embrouille ne semble pas avoir réveillé le barbu qui continue de rater tout ce qu’il entreprend. Malgré quelques séquences offensives intéressantes, Houston ne peut pour l’instant pas lutter face à l’adresse des Spurs et Gregg Popovich peut être satisfait, ses hommes alternent parfaitement le jeu poste haut/poste bas. Aldridge domine poste bas et White score de loin. Houston va vite devoir commencer à défendre (35-21).

10-17 à 3-points à la mi-temps pour les Spurs
Westbrook continue de tout donner pour tenter de sauver son équipe du naufrage mais l’ancien d’OKC ne peut rien faire tout seul. Car en face, les cinq joueurs des Spurs ne se posent pas de questions. Quand ils sont ouverts ou quand le défenseur ne lève pas les bras, ils dégainent à 3-points et malheureusement pour les locaux, tout tombe dedans. À l’image d’un Bryn Forbes qui va littéralement prendre feu et inscrire 15 points de suite (5/5 à 3-points), Houston est en perdition (57-36).

Petit à petit, James Harden commence à retrouver du scoring, mais son équipe a toujours toutes les peines du monde à stopper l’euphorie adverse. Les 24 premières minutes des Spurs sont parfaites et Murray conclut tout ça par un énorme dunk sur Ben McLemore (72-53).

Il était certain que Houston n’allait pas afficher le même visage au retour des vestiaires. Défensivement, ils montrent enfin une envie de stopper leurs adversaires. Cela leur permet de pouvoir jouer sur un rythme élevé en attaque et de se procurer des opportunités de scorer sur contre-attaque ou transition.

Les Spurs ne mettent plus un tir et semblent s’affoler en attaque à cause de l’agressivité de leurs adversaires. Houston inflige un 15-3 à son adversaire (75-68). Les temps-morts de Coach Pop permettent à son équipe de reprendre confiance. Certes les Rockets ont élevé leur niveau de jeu, mais San Antonio a les armes pour lutter. Murray et Rudy Gay prennent leur responsabilités et les deux hommes éloignent la menace.

Houston s’est sérieusement rapproché mais Russell Westbrook et sa bande n’arrivent toujours pas à passer devant au score. Il leur reste 12 minutes pour réaliser le hold-up du jour (89-83).

James Harden s’occupe de la fin du match
Sur le banc pour débuter le dernier quart-temps, Harden regarde Westbrook et Clint Capela mettre le feu à cette rencontre. Les deux coéquipiers se trouvent parfaitement et le pivot suisse ramène son équipe à une possession (89-86). Tout est à refaire pour les Spurs mais ils peuvent toujours compter sur la présence en attaque d’Aldridge ou sur le talent en un-contre-un de DeMar DeRozan pour garder une courte avance (95-88).

Rappelé par D’Antoni, James Harden va alors changer cette fin de rencontre. Tous les ballons sont dans ses mains et « The Beard » enflamme la salle. Dans un premier temps, il laisse le jeu venir à lui pour servir McLemore puis Capela (97-94). Puis d’un tir à 3-points et un drive conclu par un dunk, il remet son équipe devant (101-97).

James Harden aura mis K.O. à lui tout seul les Spurs qui malgré plusieurs opportunités en fin de match, n’arrivent pas à revenir. Forbes et White auront les tirs pour accrocher la prolongation mais en vain. Les Rockets arrachent la victoire (109-107) avec une belle force de caractère, mais la manière reste inquiétante.

Retour à l'accueil