Luka Doncic, un phénomène dont on ne mesure peut-être pas encore la portée

Les qualificatifs manquent pour relater les performances de Luka Doncic, qui s'est à nouveau montré stratosphérique lors de la victoire de Dallas à Houston. Le Slovène (20 ans) est un phénomène dont on ne mesure peut-être pas encore la portée.

Luka Doncic sort du vestiaire dimanche à Houston : « Est-ce que je dois parler ? », demande-t-il à l’attaché de presse des Mavericks.  « Tu as fait 40 points et 10 rebonds, donc oui tu dois parler. » Le Slovène de 20 ans a claqué une nouvelle prestation hors normes chez les Rockets, portant Dallas vers une victoire 137-123 avec 41 points et 10 rebonds. « J’aborde chaque match de la même manière, assène calmement le gamin sur le site de la NBA. Parfois les tirs rentrent, parfois non. » Avec lui, ça rentre souvent. « James Harden est un des trois meilleurs joueurs de la ligue, donc c’est une grosse victoire. Comme j’ai toujours dit après chaque match, nous avons des joueurs incroyables. Je sais juste de quoi ils sont capables. »

Doncic enchaîne son quatrième match à au moins 30 points et 10 passes (dont deux matches à 40 points-10 passes). Seuls Harden et Russell Westbrook, ses deux adversaires stars du soir, ont aussi réussi cette série parmi les joueurs actifs. Nouveau record en prime : il est le plus jeune joueur de l’histoire à enchaîner trois triple-doubles. Il vient aussi de réussir le triple-double avec 30 points le plus rapide de tous les temps. Vous en voulez encore ? Doncic est devenu le deuxième plus jeune joueur à inscrire au moins 30 points sur quatre matches consécutifs, derrière Kevin Durant.

« On dépend tous de lui sur la majorité de nos matches, admet sans gêne son coéquipier Kristpas Porzingis. Il est incroyable, il apprend à chaque match afin de trouver l’équilibre quant au moment où on le doit laisser faire les choses, tout en étant sûr que tout le monde est investi. Il y pense et il s’améliore. » Comme un vieux briscard. Facile. « C’est juste un super joueur, conclut Mike D’Antoni, le coach des Rockets. C’était déjà le cas en Europe à 16 ou 17 ans, et ce n’est pas facile d’y être bon aussi tôt. Il sait comment jouer, il a un gros physique, il est fort, il shoote à trois points. Il a tout. Il aime jouer et il a un grand avenir, c’est certain. » Pour le (très) court terme, Dallas valide sa meilleure série depuis mars 2016 avec une cinquième victoire de suite. Pour le reste…

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