Les Spurs se relancent face à Golden State

La journée avait commencé difficilement pour les Warriors avec l'annonce redoutée de l'absence pour trois mois de Stephen Curry, opéré de sa main gauche fracturée mercredi contre Phoenix. Face à San Antonio, l'équipe de Steve Kerr a fait illusion durant deux quart-temps, avant de craquer sur leur parquet (110-127).

La vie sans Stephen Curry a commencé de façon encourageante pour les Warriors. Dans le sillage d’un D’Angelo Russell agressif, auteur de 14 points, de 4 passes décisives et d’un cross qui envoie Patty Mills à Oakland, les Warriors ont fait la course en tête pendant la quasi totalité du premier quart-temps.

L’entrée de Patty Mills a toutefois permis aux Spurs de rapidement prendre la mesure de la défense californienne pour finalement virer en tête (29-28). Steve Kerr tente même un passage prolongé en défense de zone, mais rien n’y fait. Petit à petit, les Spurs creusent l’écart derrière l’adresse de LaMarcus Aldridge et de Rudy Gay (48-41).

Golden State ne lâche pourtant pas. Kerr cherche la bonne combinaison en ouvrant son banc et finit par la trouver. Beaucoup plus accrocheur que lors de leur dernier match, leur défense refait alors surface. Jordan Poole (20 points) enchaîne alors huit points de suite, avant qu’un 3-points de Russell ne les garde en embuscade avant la pause (57-55).

San Antonio prend le large
Au retour des vestiaires, San Antonio accélère. Avec DeMar DeRozan (13 points, 11 passes) à la création et le duo Aldridge – Forbes à la finition, ils inflige un 21-10 à leur adversaire pour prendre douze longueurs d’avance (81-69). À l’image de deux alley-oop de Draymond Green en direction de Willie Cauley-Stein et de Marquese Chriss, les Warriors se réveillent mais leur défense souffre toujours. Un tir primé de Marco Belinelli les met à -15 alors qu’ils encaissent 40 points dans le quart-temps. Il faut finalement un lay-up de Russell (30 points, 8 passes), toujours aussi incisif, et un 3-points de Burks (14 points) pour limiter la casse (97-86).

Les erreurs de la défense de Golden State permettent tout de suite à Patty Mills et à Marco Belinelli d’enfoncer le clou. Sous l’impulsion des deux gâchettes et grâce à une razzia au rebond offensif, San Antonio démarre la dernière période sur un 9-2 (106-88). Les hommes de Gregg Popovich gèrent alors la fin de match sans trembler. Le Chase Center devra attendre pour vivre la première victoire de ses protégés.

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