Kawhi Leonard délivre les Clippers sur un game winner face aux Rockets

C’est une bonne habitude prise par les Clippers en ce début de saison: ils ne paniquent pas lors des matches à couteaux tirés, même menés, même lorsqu’en face un joueur comme James Harden (37 pts, 12 passes) pense éteindre leurs espoirs avec un panier à trois points à moins de deux minutes à jouer. Paul George (19 pts) d’abord, Lou Williams (26 pts) ensuite ont répondu derrière l’arc, récompensant des «stops» tout aussi décisifs, avant que Kawhi Leonard (24 pts) ne parachève l’ensemble à mi-distance, glacial comme d’habitude.

Acquise de haute lutte, cette 11e victoire permet à L.A. de rejoindre Houston en 3e position.

Après leur grosse victoire face aux Celtics, les Clippers, avec leur paire de superstars réunies, passent un nouveau test de qualité avec les Rockets. Autant le dire tout de suite, ce choc entre ces deux écuries de l’Ouest tient toutes ses promesses. Et, encore une fois, il faut attendre la toute fin du « money time » pour connaître son issue.

Pendant trois quart-temps, le tandem Kawhi Leonard – Paul George ne brille pas vraiment. Le premier ne trouve pas ses spots en attaque tandis que le second doit s’investir dans d’autres tâches que le « scoring », car son adresse n’est pas au rendez-vous. Le troisième homme fort, Lou Williams, n’inscrit pas le moindre point en première période. Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, les Angelenos virent de peu en tête à la pause.

James Harden pris à deux
Les locaux s’appuient en effet sur quelques seconds couteaux, notamment à l’intérieur où Ivica Zubac, dans le peu de temps qu’il dispose, sanctionne après l’écran. Et surtout Montrezl Harrell, dans la dépense d’énergie permanente. Ces deux hommes ont un sacré client à contrôler en face avec Clint Capela. Ce dernier, qui passe tout près d’un nouveau match à 20 rebonds, reçoit on ne sait combien de passes lobées dans le second quart-temps.

C’est dans la période suivante que Houston met un coup d’accélérateur. Maladroit de loin, aux lancers-francs et parfois pour finir en transition, Russell Westbrook affiche toute son agressivité dans ses attaques du cercle. Il lâche quelques ballons pour trouver ses coéquipiers dans les corners. Tout part de James Harden néanmoins. Ce dernier est l’objet de prises à deux quasi-automatiques de la défense des Clippers.

Des prises à deux bien calculées, en tête de raquette, pour l’empêcher de prendre de la vitesse. Peu de festival de dribbles en un-contre-un pour lui ce soir. Lorsqu’il parvient malgré tout à partir vers le cercle, le barbu provoque les contacts à tout-va, y compris… en attrapant les bras du défenseur. Lorsqu’il n’y parvient pas, il crée des décalages. En profite notamment, Thabo Sefolosha, auteur de sa meilleure sortie de l’année.

Solides en défense, les Rockets passent un 19-3 après la pause et s’envolent au score, avant que Lou Williams ne se réveille. Muet jusqu’ici, il aligne les jumpers en allant toujours sur sa main gauche. Le meilleur sixième homme de la ligue affiche aussi toute sa facilité pour accéder au cercle. Les Clippers n’ont pas de mal à recoller au score et s’offrir encore une fin de rencontre à une possession.

Un festival de tirs décisifs pour finir
Kawhi Leonard commence à sérieusement chauffer à l’approche du « money time » mais une nouvelle faute concédée devant James Harden le frustre et le renvoie sur le banc. En parlant de frustration, que dire de ce shoot hallucinant du barbu, loin derrière l’arc, qui rentre malgré une collision de deux défenseurs… Après ce tir, qui provoque la sixième faute de Patrick Beverley, on pense les débats pliés. Mais dans un festival de tirs « clutchs », George dans le corner, et Williams par deux fois derrière l’arc ramènent les Clippers.

Enfin, c’est Kawhi Leonard qui rentre un « pull-up » plein de patience face à PJ Tucker, synonyme de tir de la gagne car Russell Westbrook, laissé seul, manque de nouveau en face.

Voilà qui scelle une quatrième victoire de suite pour les Clippers (11 victoires – 5 défaites) avant la réception des Pelicans dimanche. Les Rockets (11 victoires – 5 défaites) accueillent les Mavericks le même soir.

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