L'Espagne domine la Pologne et se qualifie pour les demi-finales

Les Espagnols ont réussi à éviter le piège tendu par la Pologne (90-78), mardi à Shanghai. Ils attendent désormais le match Australie-République tchèque pour connaître leur adversaire en demi-finales.
 
Eux, au moins, ont eu le mérite de ne pas trembler. Dans la foulée du succès retentissant de l'Argentine qui a éliminé la Serbie, pourtant favorite, un peu plus tôt dans la journée, un autre prétendant au titre jouait sa place pour le dernier carré ce mardi à Shanghai : l'Espagne. Opposés à la Pologne, les coéquipiers de Marc Gasol (10 pts, 7 passes décisives) ont su faire preuve de sérieux et d'application pour venir à bout de l'invité-surprise des quarts de finale (90-78), qui leur aura tout de même donné du fil à retordre jusqu'au milieu du quatrième quart-temps. En demies, ils affronteront le vainqueur du match entre la République tchèque et l'Australie (mercredi,15 heures H F).

Rubio nouveau meilleur passeur de l'histoire de la Coupe du monde

L'Espagne domine la Pologne et se qualifie pour les demi-finales

Mais rien n'aura été facile pour l'Espagne. Les champions du monde 2006 ont eu mille peines à plier la rencontre et ont dû rester concentrés jusqu'au bout pour maintenir leurs adversaires à distance. En face, les Polonais, qualifiés pour les quarts de finale à la surprise générale 52 ans après leur unique participation à une Coupe du monde, n'ont jamais abdiqué et étaient même à quatre longueurs de l'Espagne à un peu plus de cinq minutes de la fin du match (76-71 ; 34'30'').

Mais deux banderilles longue distance de Ricky Rubio, étincelant mardi (19 pts à 7/11 au shoot et 9 passes décisives), qui devient par la même occasion le nouveau meilleur passeur de l'histoire de la Coupe du monde, ont finalement eu raison des derniers espoirs polonais (85-72, 36').

Portés par les 19 points d'A.J. Slaugther, le scoreur de l'ASVEL, le Franco-Polonais Aaron Cel (trois points en 14 minutes) et sa bande ont finalement dû rendre les armes devant l'expérience ibérique et la réussite du pistolero Rudy Fernandez (5/5 derrière l'arc). Sans l'apport offensif de Mateusz Ponitka, leur meilleur marqueur depuis le début de la compétition, parfaitement muselé par la défense espagnole (2 pts à 1/4 à la mi-temps, 9 pts au final), la marche était bien trop haute pour la Pologne.

Après avoir décroché le bronze aux JO 2016 et à l'Euro 2017, les Espagnols se qualifient pour leur troisième dernier carré d'affilée sur la scène internationale. Bien décidés à laver l'affront de leur élimination en quarts lors du Mondial disputé à la maison en 2014 (battus 65-52 par la France), les hommes de Sergio Scariolo ne sont plus qu'à deux victoires du Graal. Avec, en plus, l'horizon un peu plus dégagé par l'élimination de la Serbie...

Retour à l'accueil