Les Raptors frappent un grand coup en terrassant les Warriors à l'Oracle Arena (2-1)

Privés de Klay Thompson et Kevin Durant, et malgré un Stephen Curry magistral (47 points), les Golden State Warriors ont été battus à domicile, mercredi soir, lors du match 3 de la finale (109-123). Les Toronto Raptors ont ainsi repris l'avantage du terrain (2-1). L'ailier camerounais Pascal Siakam a signé 18 points, 9 rebonds et 6 passes décisives en 39 minutes. De son côté, Kawhi Leonard a mené l'attaque des Raptors avec 30 points, 7 rebonds et 6 passes. Danny Green a aussi brillé avec 18 points sans oublier Kyle Lowry (23 points, 4 rebonds et 9 passes) et Marc Gasol (17 points, 7 rebonds et 4 passes). Mention spéciale au pivot congolais Serge Ibaka pour son énorme prestation défensive avec 6 points, 5 rebonds et 6 contres en 22 minutes. 
 
Afin de ne nourrir aucun regret pour la première finale de leur histoire, les Toronto Raptors savaient que le meilleur coup à jouer de leur série face aux Golden State Warriors se présenterait sur le match 3. Trois jours après avoir perdu l'avantage du terrain, la faute à un troisième quart-temps catastrophique, Kawhi Leonard et les siens sont arrivés en Californie dans la peau du prédateur, face à une bête blessée.

Privés de Kevin Durant depuis la fin du deuxième tour et orphelins de leur intérieur Kevon Looney, victime lors du match 2 d'une fracture de la clavicule, les Warriors espéraient pouvoir compter sur Klay Thompson jusqu'à la dernière minute. L'ailier, si précieux en attaque et en défense, s'est blessé soixante-douze heures plus tôt à l'ischio gauche, et a été contraint de déclarer forfait. C'est donc depuis le banc qu'il a assisté, impuissant, à l'incontestable victoire des visiteurs, qui relance complètement cette finale (123-109, 2-1 pour Toronto dans la série).

Stephen Curry était trop seul
Privé de ses deux compères les plus redoutables en attaque, obligé d'évoluer aux côtés de coéquipiers qui ont plutôt l'habitude jouer les seconds couteaux, Stephen Curry a livré un match d'anthologie : 47 points (son record en play-offs) pour 8 rebonds et 7 passes décisives. Une prestation qui devrait lui valoir le titre de MVP de la finale si Golden State parvient à inverser le cours de la série. Ses coéquipiers n'ont en revanche jamais réussi à s'inspirer de ses performances.

9
Stephen Curry est devenir le neuvième joueur de l'histoire à inscrit au moins 45 points dans un match d'une finale. Il rejoint dans la catégorie Elgin Baylor, Rick Barry, LeBron James, Michael Jordan, Jerry West, Bob Pettit, Allen Iverson et Wilt Chamberlain.

DeMarcus Cousins, très en vue lors du match 2, a traversé le match comme un fantôme (4 points à 1/7, 3 rebonds). Shaun Livington, remplaçant dans le cinq de Thomson, n'a jamais pesé offensivement (4 points à 1/4). Quand Steve Kerr s'est tourné vers son banc, ses suppléants ont souvent manqué d'adresse ou de cohérence. Il a donc été forcé d'utiliser Curry le plus possible (43 minutes) et ce dernier n'aura que quarante-huit heure pour récupérer de cette partie épuisante.

Toronto, le match référence
Sans afficher le moindre triomphalisme au coup de sifflet final, les visiteurs se sont néanmoins satisfaits de la réaction proposée, et même du match ultra-complet réussi sur terrain hostile. Les hommes de Nick Nurse ont pris les commandes du match très rapidement, et n'ont jamais permis à Golden State de claquer une de ces séries qui a forgé la réputation de la franchise ces dernières saisons. Chaque début de rébellion des Warriors a provoqué une réponse immédiate de Toronto, qui a révélé au cours de ce match référence une force collective impressionnante.

17/38
C'est la réussite à trois points de Toronto sur la partie. Danny Green a inscrit six tirs primés, Kyle Lowry cinq, Fred VanVleet trois et Kawhi Leonard deux.

Un temps en difficulté, Kawhi Leonard a fini meilleur marqueur des siens (30 points à 9/17, 7 rebonds, 6 passes). L'ailier ne pourrait pourtant même pas prétendre au statut de meilleur joueur de son équipe tant ses partenaires ont tous contribué, chacun à leur manière. Kyle Lowry (23 points, 9 passes) a trouvé une agressivité ravageuse (5/9 à trois points), Danny Green (18 points à 6/10 à trois points) s'est mué en shooteur d'élite terrière l'arc tandis que Pascal Siakam (18 points, 9 rebonds, 6 passes) tout facilité. Fred VanVleet (11 points) - auteur du tir primé qui a tué le suspense - et Serge Ibaka (6 points et 6 contres !) ont énormément apporté en sortie de banc. Le tout au cours d'une soirée où la réussite au tir (52,4 %) a été au rendez-vous.

Les Raptors frappent un grand coup en terrassant les Warriors à l'Oracle Arena (2-1)

Avec ses allures d'équipe B, Golden State n'avait tout simplement pas la force ni les moyens de contrôler un adversaire si revanchard et qui a su exploiter les défauts de communication entre joueurs qui ne jouent pas assez ensemble. Les esprits sont déjà tournés vers le match 4, prévu dès vendredi soir (3h00, heure française), qui s'annonce tout aussi palpitant. Mené, Golden State n'aura pas le droit à l'erreur et va vivre les prochaines heures dans un climat anxiogène : si les Warriors ne récupèrent pas rapidement Klay Thompson et Kevin Durant, ils pourraient se retrouver en très fâcheuse posture au moment de retourner à Toronto.

Retour à l'accueil