Longtemps malmenés par les Raptors, les Bucks sont finalement venus à bout de leurs visiteurs, profitant d’une dernière ligne droite à sens unique pour l’emporter 108-100 et ainsi mener 1-0 dans les finales de la Conférence est.

Longtemps malmenés par les Raptors, les Bucks sont finalement venus à bout de leurs visiteurs, profitant d’une dernière ligne droite à sens unique pour l’emporter 108-100 et ainsi mener 1-0 dans les finales de la Conférence est.

Malmenés pendant trois quart-temps, les Milwaukee Bucks ont finalement remporté le match 1 de la finale de Conférence Est face à Toronto (108-100). Si Giannis Antetokounmpo n’a pas démérité, compilant 24 points, 14 rebonds et 6 passes, la palme du jour revient à Brook Lopez, bourreau des Raptors avec ses 29 points à 12 sur 21 aux tirs et 11 rebonds. Malcom Brogdon, auteur de 15 points en sortie de banc, a également été précieux. Côté Raptors, Kawhi Leonard a terminé meilleur marqueur de la rencontre avec 31 points mais a rendu un modeste 10 sur 26 aux tirs et Kyle Lowry a pris feu après la pause pour inscrire 30 points à 10 sur 15. Pascal  Siakam ajoute 15 points, 6 rebonds et 3 passes.

Dans le jargon basket, on dirait que Milwaukee a proposé un match de « traînards ». Menée pendant plus de trois quart-temps, la franchise au meilleur bilan de la saison régulière, seule équipe à avoir atteint les finales de Conférences avec seulement une défaite au compteur, a plié le premier match de la finale à l'Est mercredi face à Toronto, à la faveur d'une ultime période à sens unique (108-100). Un dernier acte où les 15 points d'écart entre les Bucks et les Raptors n'ont pas reflété les débats bien plus équilibrés jusque-là et qui devraient rendre cette série particulièrement passionnante.

3-15
C'est l'improbable bilan (victoires-défaites) de Toronto sur les matches 1 disputés en play-offs. Preuve que la franchise a toujours énormément de mal à débuter ses séries.

Les deux formations n'ont pas brillé par leur adresse (39,2 % pour Milwaukee, 37 % pour Toronto). Les visiteurs ont été les premiers à frapper un grand coup avec un 16-0 passé dans le premier quart (de 8-3 à 8-19). Particulièrement adroit à trois points, Kyle Lowry (30 points à 10/15, 7/9 de loin) s'est mué en parfait lieutenant d'un Kawhi Leonard moins en réussite mais meilleur marqueur de son équipe (31 points à 10/26, 9 rebonds).

Milwaukee en mode super diesel, Toronto craque
Encore menés de sept points à l'entame du dernier quart (76-83, 36e), les Bucks ont assez facilement accéléré le rythme du match, par l'intermédiaire notamment de leur pivot Brook Lopez, auteur de 13 de ses 29 points dans le quatrième quart. Quant à Giannis Antetokounmpo, il a été à la hauteur de l'événement : 24 points à 7/16, 14 rebonds, 6 passes et 3 contres. Un bilan uniquement terni par ses cinq balles perdues.

 Trois joueurs de Milwaukee ont terminé le match avec un double-double : Giannis Antetokounmpo (24 pts, 14 rbds), Brook Lopez (29 pts, 11 rbds) et Khris Middleton (11 pts, 11 rbds).

Au repos depuis pratiquement une semaine après avoir facilement écarté Boston (4-1), Milwaukee a bien failli payer cet excès de repos alors que Toronto est arrivé bien plus chaud, soixante-douze heures après avoir sorti Philadelphia à domicile, sur un véritable exploit de Kawhi Leonard au buzzer. Les Raptors n'ont pas réussi à s'accrocher à cette dynamique, finalement émoussés en fin de partie. « Ils ont été supérieurs dans le quatrième quart, a concédé Lowry. Ils ont été plus agressifs. Ils ont inscrit des gros tirs, réussi des grosses actions. C'est dur de perdre comme ça. Mais on a eu notre chance et il faut apprendre de ça. » Le meneur de jeu a en fait été le seul joueur de son équipe à marquer dans le jeu sur l'ultime acte, quand Pascal Siakam (15 points à 6/20) et Kawhi Leonard ont complété avec quelques lancers.

Mike Budenholzer, entraîneur de Milwaukee, a tenu à souligner l'investissement de ses joueurs, qui n'ont pas lâché même lorsque Toronto a compté 13 points d'avance : « Ça en dit long sur le caractère de ce groupe. Ils s'accrochent. C'est devenu une thématique sur ces play-offs : je pense, j'espère, que nous sentons que si on s'accroche à ce qu'on sait faire de bonnes choses vont nous arriver. » «On s'est pourtant entraînés dur et on a fait des confrontations intenses, mais rien ne remplace un match, c'est possible que cette semaine sans match explique notre début de match difficile», a estimé Lopez, héros du soir. Favori, Milwaukee a joué comme un outsider et s'en est sorti. C'est déjà un enseignement majeur pour la suite de la série, dont le match 2 s'annonce palpitant en cas de réaction d'orgueil de Toronto.

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