Danny Green : «Faites-moi confiance, je vais continuer de tirer»

TORONTO - Plusieurs médias américains ne voyaient pas les Raptors passer le cap cette année en playoffs, notamment lors des deux dernières séries, mais Toronto a eu le dernier mot contre Philadelphie et Milwaukee.

Le travail acharné était un thème récurrent chez la française torontoise alors que commençaient les préparatifs en vue du premier match des Finales NBA contre les Warriors de Golden State, jeudi.

Danny Green, sélectionné 46e en 2009, pense que le fait d'être négligé l'a particulièrement motivé et ses coéquipiers, à différents moments de leur vie professionnelle.

« Beaucoup de gars ont eu des parcours intéressants, mais ils ont le sentiment de devoir montrer quelque chose, estime Green. Les gars qui savent ce que c'est que de se retrouver hors de la ligue ou d'être choisis tard, ils ont quelque chose à prouver. Le caractère de l'équipe s'est forgé à partir de plusieurs sources. »

Kyle Lowry ne s'en fait pas avec les prédictions des autres.

« Je ne sais pas qui nous choisit ou pas, a mentionné Lowry, sélectionné 24e en 2006. Peu importe. Tout le monde a sa propre opinion, comme toujours. Pour nous, nous devons simplement arriver sur le terrain et faire notre travail. La saison régulière ne veut rien dire. »

Les Warriors sont classés favoris par la plupart des commentateurs. Leur noyau de joueurs a fait l'objet de grandes attentes tout au long de leurs carrières.

Stephen Curry a été repêché septième, Kevin Durant deuxième et DeMarcus Cousins cinquième.

Golden State en est à cinq finales de suite, incluant trois titres de champion NBA.

Pour les Raptors, les quatre jours de repos sont les bienvenus. Lowry soigne une blessure à la main gauche, Kawhi Leonard (choisi 15e en 2011) impressionne malgré une douleur au genou, et au moins un joueur a besoin de retrouver de la précision dans ses tirs.

Danny Green conscient qu'il doit en donner plus.

Pascal Siakam, Marc Gasol et Fred VanVleet ont eu leurs ennuis à certains moments des playoffs, mais Green est celui qui a le plus peiné. Bien qu'il ait débuté les six matchs de la finale de conférence Est, il n'a réussi que 18,8 pour cent de ses tirs alors qu'en carrière, son taux de réussite est de 42,4 pour cent.

« Continuer de tirer. Ne pas y penser, a dit Green, étalant son credo. Il est difficile de ne pas y penser : tout le monde vous dit de ne pas y penser, de continuer à tirer. Faites-moi confiance, je vais continuer de tirer. »

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