L'équipe nationale Centrafricaine en préparation à Abidjan en Côte d'Ivoire

L'équipe nationale Centrafricaine en préparation à Abidjan en Côte d'Ivoire

À J-2 de la dernière fenêtre des Éliminatoires de la Coupe du Monde FIBA 2019, l'équipe nationale Centrafricaine poursuit sa préparation à Abidjan en Côte d'Ivoire. Désormais au grand complet avec l'arrivée aujourd'hui de Johndre Léon Jefferson, les Fauves croiseront le Mali (vendredi 22 février), le Nigéria (samedi 23 février) et enfin le Rwanda (dimanche 24 février) dans la capitale ivoirienne. 

La République Centrafricaine peut-elle se qualifier pour la Coupe du Monde 2019?

Les Fauves qui pourraient avoir de grands regrets si jamais ils ne venaient pas à se qualifier n'ont plus droit à l'erreur, surtout après avoir offert une victoire inattendue au Mali et couler le lendemain face au Nigéria à Lagos en septembre dernier.

Aujourd'hui avec le retour en sélection nationale de leur star Romain Sato, absent depuis presqu'une décennie, les centrafricains semblent visiblement avoir retrouvé la joie, surtout l'espoir, celui de faire tomber le Mali, le Nigéria et le Rwanda avec une marge d'au moins 119 ou 120 points pour valider leur billet pour la Chine. 

Une mission qui s'annonce très compliquée voire même "impossible" car aucune équipe ne l'a jamais fait dans l'histoire du basketball. Avec un effectif composé à la fois de jeunes certes talentueux mais inexpérimentés comme Kurt-Curry Wegscheider, Alan Dokossi, Mauriac Ngregaï, les frères Nambai, Stéphane Mamady et Zachary Ouango pour ne citer que ceux là, le coaching staff a certainement compris que la marche est peut être très haute et autant servir de cette dernière fenêtre pour bâtir le futur autour de ces jeunes. Si des joueurs expérimentés comme Max Kouguere, Destin Damachoua, Johan Grebongo, Jimmy Djimrabaye et William Kossangue sont capables de se sublimer aux côtés de Romain Sato et de Jefferson, la question du banc, notamment à la mène reste encore en suspens, sachant que Michael Mokongo n'a pas été convoqué. 

La République Centrafricaine est prête pour une  «remontada» sans précédent

Kurt-Curry Wegscheider devra logiquement mener la second unit en partageant le temps de jeu avec Zachary Ouango afin de faire souffler Destin Damachoua, sachant surtout que l'équipe aura un match très difficile à gérer sur le plan tactique et physique face Nigéria déjà qualifié mais qui compte bien conserver son invincibilité dans ces Éliminatoires. 

Chez les ailiers, Romain Sato et Max Kouguere devraient sans surprise tenir leurs places. On verra comment le coach Gabin Marida va gérer ces deux joueurs qui ont casiment le même profil de jeu. L'autre casse tête pour le coaching staff des "Bamarras" serait également de choisir un ailier-fort  avec un profil athlétique aux côtés de Sato, Damachoua, Kouguere et Jefferson dans un cinq majeur à la fois défensif et ultra-offensif. Le choix devrait être fait entre Johan Grebongo, Jimmy Djimrabaye et Stéphane Mamady. Une chose est sûre, l'équipe manque de joueurs de grande taille dans ce secteur de jeu même si il va falloir jouer en "Small ball", c'est à dire en privilégiant la vitesse et l'agilité au détriment de la taille et de la puissance physique.

Chez les arrières, William Kossangue est intouchable. Alan Dokossi, Morel Lengewane et Mauriac Ngregaï devront lutter pour se faire une place dans la seconde unit ou être des role players.

La République Centrafricaine est prête pour une  «remontada» sans précédent

L'autre facteur important que devra bien gérer le coaching staff s'appelle la pression. Il faudra être à la hauteur, rester concentrer sur des petites détails du début à la fin pour éviter de reproduire les mêmes erreurs du match perdu récemment face au Mali à Lagos.
Si l'équipe parvient à battre le Mali avec au moins 50 points d'écart ce vendredi et écarter le Nigéria avec 19 points de différence, dimanche prochain pourrait bien être un jour historique pour le basketball centrafricain.

Pour être réaliste, au vue des conditions difficiles de préparation de l'équipe que nous connaissons, de l'absence d'un joueur important comme Michael Mokongo dont la présence aurait pu soulager Destin Damachoua, du fait que le Nigéria soit la bête noire des Fauves (ascendant psychologique), et surtout des rendez-vous gâchés face au Sénégal à deux reprises, au Mozambique à une reprise et enfin contre le Mali à Lagos, on avoue qu'on a vraiment du mal à croire à un tel retournement de situation à Abidjan, qui si cela venait à se produire contre toute attente, serait un véritable cataclysme dans le monde du basketball. De ma part, si les Fauves parviennent à se qualifier pour la Coupe du Monde FIBA 2019, je fais la promesse de marcher à pieds depuis la France jusqu'à Abidjan.

Cyrille NGARIO 

Retour à l'accueil