Toronto enchaîne avec Pascal Siakam et Serge Ibaka

Sans Kawhi Leonard mais avec Kyle Lowry, de retour de blessure, les Raptors ont décroché un succès autoritaire face aux Pacers (121-105), qui restaient sur six victoires de suite. Le duo africain de Toronto a encore brillé. Le Camerounais Pascal Siakam a été bon en 26 minutes avec 12 points, 10 rebonds et 4 passes décisives. Le congolais Serge Ibaka a pour sa part amassé 18 points et 6 rebonds en 23 minutes. En face, le meneur d'origine nigériane, Victor Oladipo a passé une soirée difficile, se contentant de 16 points, 2 rebonds et 3 passes en 34 minutes. 

Les patrons de la conférence Est se trouvent bel et bien au Canada. Vingt-quatre heures après avoir battu leur dauphin, Milwaukee, les Raptors ont joliment dominé Indiana, troisième, et ce sans leur star Kawhi Leonard, laissée au repos - comme toujours - les deuxièmes soirs de back-to-back. Son absence a offert un temps de jeu important à Norman Powell, qui l'a rentabilisé en réussissant son meilleur match offensif de la saison (23 points en sortie de banc), au cours d'un succès joliment construit, avec huit joueurs à dix points ou plus et une avance qui a grandi à la fin de chaque quart-temps (70-63 à la pause, 96-84 à la fin du troisième).

Ce match a aussi et surtout marqué le retour aux affaires de Kyle Lowry, qui avait manqué les six dernières rencontres de Toronto en raison de problèmes de dos. Le meneur de jeu a inscrit 12 points et distribué 8 passes, mais « il a déjà apporté des dizaines de choses qui ne se voient pas sur la feuille de stats », a souligné son coach Nick Nurse. « C'est vrai, acquiesce Delon Wright. Il nous donne de l'énergie et nous permet d'imprimer un gros tempo, il fait plein de petites choses qui font la différence : il est teigneux, il va vite, il provoque des passages en force. » Rassuré, Lowry a expliqué que ses douleurs au dos n'avaient pas encore disparu mais ne l'empêchaient plus de jouer.

« C'est vraiment difficile de gagner à Toronto, a noté Nate McMillan, le coach des Pacers qui restaient sur six succès de rang. Ils savent comment mener la vie dure à leurs adversaires, et peu d'équipes ont brillé ici ces dernières années. » La franchise de l'Ontario, qui conforte sa place de leader de la conférence, a en effet gagné 16 des 20 matches joués à l'Air Canada Centre depuis le début de la saison. Et devrait, sauf surprise, maintenir cette invincibilité lors de ses prochains matches à domicile, face à deux adversaires largement à sa portée (Brooklyn et Atlanta).

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