Le parcours d’un migrant, du Congo-Brazzaville à un club professionnel européen

En 2015, Christ Wamba a fui les troubles qui sévissaient au Congo avec rien d’autre que son ballon de basket et quelques vêtements de rechange. Prenant une route bien connue au nord de l’Afrique subsaharienne, le jeune homme s’était accroché à son précieux ballon jusqu’à ce qu’il soit obligé de s’en séparer pendant la traversée de la mer Egée, entre la Turquie et la Grèce. C’est lors d’un sauvetage au large de l’île de Lesbos, en mars 2016, que le photojournaliste grec Alkis Konstantinidis a croisé son chemin.

Aujourd’hui, alors qu’il va avoir 18 ans, Christ Wamba s’entraîne dans un club de basket-ball professionnel européen. Il est désormais choyé par l’un des plus grands clubs grecs, l’Aris Salonique, dans l’attente de la réponse à sa demande d’asile. Alkis Konstantinidis l’a retrouvé lors d’une séance d’entraînement.

1/11. Mars 2016. Wamba, ici en tenue de sport, a été secouru par les gardes-côtes grecs avec d’autres migrants. Il s’est enfui en 2015 lorsque des violences ont éclaté à Brazzaville, la capitale du Congo, à la suite du référendum remporté par le président Denis Sassou-Nguesso, qui visait à lever les limites de son mandat. ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

1/11. Mars 2016. Wamba, ici en tenue de sport, a été secouru par les gardes-côtes grecs avec d’autres migrants. Il s’est enfui en 2015 lorsque des violences ont éclaté à Brazzaville, la capitale du Congo, à la suite du référendum remporté par le président Denis Sassou-Nguesso, qui visait à lever les limites de son mandat. ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

2/11. Juin 2016. Christ Wamba prend un selfie alors qu’il se repose dans une tente du camp de réfugiés et de migrants de Moria, sur l’île de Lesbos, en Grèce. Ici, il se prive de repas pour pratiquer le basket sept heures par jour.  HANDOUT / REUTERS

2/11. Juin 2016. Christ Wamba prend un selfie alors qu’il se repose dans une tente du camp de réfugiés et de migrants de Moria, sur l’île de Lesbos, en Grèce. Ici, il se prive de repas pour pratiquer le basket sept heures par jour. HANDOUT / REUTERS

3/11. Christ Wamba prend un selfie alors qu’il attend qu’on lui donne son repas. Dans le camp de la Moria, le 5 juin 2016.  HANDOUT / REUTERS

3/11. Christ Wamba prend un selfie alors qu’il attend qu’on lui donne son repas. Dans le camp de la Moria, le 5 juin 2016. HANDOUT / REUTERS

4/11. Le voici deux ans plus tard à Thessalonique, en Grèce toujours, au pied de son appartement fourni par le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR). Après des mois passés sur l’île de Lesbos, il a créé un profil sur l’application Athlenda. Son fondateur, Lazaros Papadopoulos, ancien joueur de l’équipe nationale de Grèce, la décrit comme un sorte de « LinkedIn pour les athlètes ».  ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

4/11. Le voici deux ans plus tard à Thessalonique, en Grèce toujours, au pied de son appartement fourni par le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR). Après des mois passés sur l’île de Lesbos, il a créé un profil sur l’application Athlenda. Son fondateur, Lazaros Papadopoulos, ancien joueur de l’équipe nationale de Grèce, la décrit comme un sorte de « LinkedIn pour les athlètes ». ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

5/11. A Thessalonique, le 12 septembre. « Je l’ai apprécié dès le premier instant parce que j’ai vu qu’il était passionné. Quand je vois du talent, que le gamin essaie de faire tout ce qu’il faut pour jouer, je ne peux être que touché », a déclaré Papadopoulos (à gauche), qui encadre, désormais, Wamba. « Il a tout ce qu’il faut pour réussir. »  ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

5/11. A Thessalonique, le 12 septembre. « Je l’ai apprécié dès le premier instant parce que j’ai vu qu’il était passionné. Quand je vois du talent, que le gamin essaie de faire tout ce qu’il faut pour jouer, je ne peux être que touché », a déclaré Papadopoulos (à gauche), qui encadre, désormais, Wamba. « Il a tout ce qu’il faut pour réussir. » ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

6/11. Le joueur pose en marge d’un entraînement, le 13 septembre. Si, au sein du club, il évolue en tant qu’arrière et ailier, il est interdit de match, car il n’a pas de statut légal.  ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

6/11. Le joueur pose en marge d’un entraînement, le 13 septembre. Si, au sein du club, il évolue en tant qu’arrière et ailier, il est interdit de match, car il n’a pas de statut légal. ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

7/11. Lors d’un match amical entre Aris Salonique et Istanbul BB, à Thessalonique, le 12 septembre.  ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

7/11. Lors d’un match amical entre Aris Salonique et Istanbul BB, à Thessalonique, le 12 septembre. ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

8/11. Pendant le match opposant le club de Thessalonique à l’Istanbul BB, le 13 septembre.  ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

8/11. Pendant le match opposant le club de Thessalonique à l’Istanbul BB, le 13 septembre. ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

9/11. Lors d’une séance d’entraînement, le 13 septembre. En Afrique, où le football est roi, Wamba était trop grand (il mesure près de 2 mètres) pour jouer. Il a acheté son premier ballon de basket avec de l’argent destiné à s’acheter de la nourriture et s’est formé en regardant des vidéos de ses idoles de la NBA, Kevin Durant et Kobe Bryant.  ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

9/11. Lors d’une séance d’entraînement, le 13 septembre. En Afrique, où le football est roi, Wamba était trop grand (il mesure près de 2 mètres) pour jouer. Il a acheté son premier ballon de basket avec de l’argent destiné à s’acheter de la nourriture et s’est formé en regardant des vidéos de ses idoles de la NBA, Kevin Durant et Kobe Bryant. ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

10/11. Wamba s’est rendu en Turquie, où il a passé des mois à rassembler les fonds nécessaires pour payer un passeur qui le ferait débarquer en Grèce. « C’était la nuit. Nous ne connaissions pas le chemin. Nous avons passé quatre heures dans la mer…L’eau était si froide, en mars. Vous ne pouvez pas bouger. Si vous déplacez des gens, on vous dit : “Hé, tu veux que des gens meurent ?” »  ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

10/11. Wamba s’est rendu en Turquie, où il a passé des mois à rassembler les fonds nécessaires pour payer un passeur qui le ferait débarquer en Grèce. « C’était la nuit. Nous ne connaissions pas le chemin. Nous avons passé quatre heures dans la mer…L’eau était si froide, en mars. Vous ne pouvez pas bouger. Si vous déplacez des gens, on vous dit : “Hé, tu veux que des gens meurent ?” » ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

11 / 11. « Il est très coopératif, c’est un super gamin, il mérite cette opportunité. Nous sommes heureux de l’avoir », a déclaré l’entraîneur d’Aris Salonique, Vangelis Angelou (en bas à droite). L’équipe envisage même de l’accepter comme joueur étranger, a-t-il déclaré.  ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

11 / 11. « Il est très coopératif, c’est un super gamin, il mérite cette opportunité. Nous sommes heureux de l’avoir », a déclaré l’entraîneur d’Aris Salonique, Vangelis Angelou (en bas à droite). L’équipe envisage même de l’accepter comme joueur étranger, a-t-il déclaré. ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

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