Jayson Tatum refroidit le Madison Square Garden

Nettement battus par les Toronto Raptors la veille (101-113), les Celtics se sont offert une timide réaction au Madison Square Garden en dominant de justesse les New York Knicks (103-101). Les favoris de la Conférence Est doivent en très grande partie leur succès à leur talentueux ailier Jayson Tatum (24 pts à 8/15, 14 rbds). Ce dernier a profité de l'absence de Gordon Hayward, laissé au repos, pour s'illustrer de nombreuses manières en fin de rencontre. Le libérien des Knicks, Noah Vonley a signé 7 points, 13 rebonds et 3 passes décisives en 22 minutes. 

Très rapidement, Boston prend les commandes de la partie. Plus complets, plus collectifs, les Celtics se baladent du côté de Madison Square Garden. A l’image d’Aron Baynes pas réputé pour être le meilleur intérieur offensif de la ligue mais qui profite de la faiblesse défensive d’Enes Kanter (17 points et 15 rebonds) pour enfiler les paniers. Jayson Tatum et Kyrie Irving (16 points) sont aussi en rythme et le score ne cesse d’être alimenté (17-10). C’est simple, New York ne produit rien en attaque et a toutes les peines du monde à stopper son adversaire en défense. Sans forcer son talent, Boston inflige un 9-0 aux joueurs de la Big Apple grâce à Jaylen Brown et Al Horford à longue distance (26-10). Ces 12 premières minutes sont très compliquées pour les coéquipiers de Frank Ntilikina, déjà menés de 13 points (31-18).

New York montre du caractère
Comme face au Nets la veille, New York doit vite se retrousser les manches pour éviter de voir son adversaire prendre une avance considérable. Poussés par ses fans, les Knicks réagissent enfin et de quelle manière. Présents sur les lignes de passes en défense, les hommes de David Fizdale enchainent les actions positives. A l’image d’un Allonzo Trier intenable et grand artisan du retour de son équipe dans la partie (33-31). Mais Boston peut compter sur le talent de Terry Rozier pour reprendre 12 points d’avance (43-31). En face, Damyean Dotson trouve des tirs intéressants, et le sniper new-yorkais fait un bien fou à son équipe qui ne montre plus du tout le même visage. Boston a laissé New York reprendre confiance grâce à des oublis défensifs peu habituels de sa part, et les locaux méritent amplement d’être revenus au score à la pause (50-48).

New York a repris confiance et tant mieux pour le suspense dans cette rencontre. A l’inverse, Boston a beaucoup de mal à faire circuler la balle face aux bras et à la mobilité des newyorkais. Brad Stevens peut compter sur le talent de Tatum ou Irving pour marquer mais c’est uniquement sur des actions individuelles qui maintiennent Boston dans la partie. Au courage et avec beaucoup de solidarité, Hardaway Jr et sa bande s’accrochent (68-67), mais les coéquipiers de Tatum reprennent 7 points d’avance en fin de quart-temps (77-70).

Logiquement fatiguée par tous les efforts pour revenir dans ce match, l’équipe de New York marque le pas physiquement. La profondeur de banc de leurs adversaires se fait ressentir et Boston reprend 10 points d’avance (85-75). Néanmoins rien ne sera simple pour les joueurs de Brad Stevens. En leader qu’ils sont, Tim Hardaway Jr et Enes Kanter mènent la rébellion et voilà New York de retour aux affaires (89-89). Debout, les fans de la Big Apple ne cessent de pousser leurs joueurs, malgré les prouesses d’Irving qui tient son rôle dans le money time (96-89).

Jayson Tatum refroidit le Madison Square Garden

Tatum prince du Madison Square Garden
Un money time où Tatum va être l’acteur principal. La nouvelle star de la NBA s’envole tout d’abord dans les airs du MSG pour claquer un énorme dunk à une minute du terme (99-95). Mais Lance Thomas lui répond à longue distance (99-98). Il en faut plus pour atteindre le moral de l’ancien de Duke, qui rate d’abord un dunk assez simple, mais qui se rattrape en inscrivant un fadeaway façon Kobe Bryant sur le museau du pauvre Hardaway Jr. Le travail acharné de cet été avec le Black Mamba paie déjà (101-98).

Mais à l’image de ce match, New York ne lâche rien. Burke d’un drive ramène les siens à un point à 10 secondes du terme (101-100). Tatum, encore lui, assure sur la ligne des lancers-francs et force, David Fizdale à mettre en place un système pour un tir à 3-points.

Burke hérite du ballon avec Tatum devant lui. Le numéro 23 des Knicks prend un tir à longue distance et provoque la faute de son vis à vis… Malheureusement son premier lancer franc est raté, et il est donc obligé de rater le dernier pour espérer qu’un coéquipier puisse prendre le rebond et arracher la prolongation. Le miracle n’a pas lieu, Horford s’empare du ballon et c’est tout le banc de Boston qui peut exulter (103-101)

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