La France a eu chaud face à la Grèce

Au terme d'un duel décousu, l'équipe de France a évité le piège tendu par la Grèce (75-71), qui a mené pendant la majorité de la deuxième mi-temps. Les Bleues joueront la première place du groupe contre le Canada.

Les Bleues ont vécu leur première frayeur de la Coupe du monde, dimanche face à la Grèce. Menées de huit longueurs dans le dernier quart-temps (58-66), elles ont eu besoin de quelques paniers décisifs et d'une étonnante démobilisation de leurs adversaires pour remonter la pente, et remporter leur deuxième victoire en deux matches à Tenerife. Moins convaincantes que la veille contre la Corée, elles ont perdu trop de ballons (20) et se sont montrées très irrégulières, mais joueront bien la première place du groupe, mardi (20h30) contre le Canada.

Après une entame très convaincante dans le sillage de Diandra Tchatchouang (9 points à 3/3 dans le premier quart-temps), les Bleues avaient créé un écart intéressant avant de voir Evanthia Maltsi (39 ans), passée par Bourges il y a dix ans, prendre feu en attaque. L'arrière grecque (28 points) a enchaîné les prouesses et fini la première mi-temps avec 18 unités au compteur, soit la moitié des points grecs (38-36). Cette tendance s'est accentuée au retour des vestiaires, où les Hellènes, de plus en plus hargneuses en défense, ont pris l'ascendant physique et mental sur des Tricolores friables.

Endy Miyem, capitaine exemplaire
«On était prévenues, on sait que les duels face à la Grèce sont toujours accrochés, s'est amusée Endy Miyem au micro de Canal+. J'ai essayé de montrer la voie.» Et elle l'a bien fait, puisque la capitaine (20 points, 3 rebonds) a été la meilleure joueuse française de la soirée, et de loin, même si l'investissement défensif d'Olivia Epoupa (7 points, 5 rebonds, 4 passes, mais 0/4 aux lancers) et le shoot mi-distance de Sandrine Gruda (9 points, 7 rebonds) à 30 secondes de la sirène, suivi d'une interception de Marine Johannès (8 points) ont été tout aussi décisifs dans la remontée tricolore. Leurs adversaires, qui ont perdu leurs moyens dans le money time, maintiennent donc les Bleues sur les bases de leur premier objectif : chercher la première place du groupe, synonyme de qualification directe pour les quarts de finale.

Retour à l'accueil