James Mays doit il revenir ou pas en équipe nationale Centrafricaine ?

Avec Johndre Jefferson (29 ans, 2.08 m) et James Mays (2.06 m, 32 ans), ancienne all star de la NBA G-League et champion 2018 du championnat professionnel Sud Coréen (KBL) avec les Chevaliers de Séoul SK, l'équipe nationale centrafricaine se retrouve avec deux pivots binationaux sélectionnables. Le premier a sans doute montré de belles choses et j'ai bien aimé son intégration (hors mis sa piètre prestation offensive) à Dakar malgré une préparation "kamikaze" à Sousse, tandis que le second qui n'est plus revenu au sein de l'équipe après l'Afrobasket 2011, avait affiché clairement un volume de jeu digne d'un pivot du basket moderne. 

Capable de s'écarter et de shooter derrière l'arc, Mays qui tournait en moyenne de 21.6 points, 7.6 rebonds, 2.1 passes, 1.4 interception et 1 contre pour 18.7 d'évaluation en 24 minutes la saison dernière avec les Chevaliers de Séoul SK en première division Sud Coréenne (KBL), reste et demeure le pivot le plus talentueux des Fauves depuis la retraite du légendaire Anicet Lavodrama. S'il y a vraiment un choix à faire en tenant compte de l'intérêt sportif, le retour de James Mays serait sans doute un renfort considérable pour les Fauves dans un secteur de jeu où ils ont du mal à briller. 

Après, je ne serai pas contre un choix du coaching staff centrafricain de conserver Jefferson (dont la prime de naturalisation n'a pas encore été payée), car il faut aussi tenir compte de la motivation et de la disponibilité des deux pivots en septembre et en novembre prochain. Dans tous les cas, le coaching staff devra se montrer à la hauteur des attentes, pour donner un véritable fond de jeu à l'équipe, car ça manque encore de cohésion et de vrais systèmes de jeu. L'Alchimie de l'équipe est à revoir comme en témoigne le nombre de balles perdues par match, trop élevé pour ce niveau de compétition. Sans pour vexer qui que ce soit, honnêtement, certains joueurs ne sont pas au niveau de cette compétition et devraient être remplacé. Il faut obligatoirement un ou deux renforts sur la ligne arrière en soutien à Destin Damachoua et au jeune Kurt-Axel Wegscheider. Un autre renfort au poste 4 (Wilfried Yeguete serait le bienvenu).

La présence de Romain Sato est plus que nécessaire (Hello Maurice Beyina), le coaching staff a besoin d'un entraîneur chef expérimenté, capable de tirer le meilleur de chaque joueur. Le coach Gabin Marida doit continuer son processus d'apprentissage aux côtés d'un duo ayant de profondes connaissances du jeu.

Sans une meilleure préparation et sans matchs de préparation, le coaching staff ne peut corriger les erreurs, donc difficile de faire progresser l'équipe. 

Si dans les prochains jours, la direction technique nationale ne s'exprime pas clairement sur le calendrier de préparation et ne donne pas de garantie sur la venue de Paul Marandet, de Wilfried Yeguete, sur le retour en sélection de Romain Sato (dont le retour en compétition est annoncé par la presse espagnole) et sur la présence de James Mays ou de Johndre Leon Jefferson en septembre et novembre, la route vers la qualification risque d'être plus compliquée que prévue, car il faut dire que pendant que l'on tergiverse dans le camp centrafricain à chercher les moyens financiers, les adversaires des Fauves qui sont le Nigéria, le Rwanda et le Mali se mobilisent sérieusement pour se renforcer un peu plus en vue des échéances à venir.

Il n y a donc pas de secret, seules les cinq meilleures équipes du continent dont le Nigéria, la Tunisie et le Sénégal decrocheront leurs billets pour la Coupe du Monde de FIBA 2019 qui aura lieu en Chine. Autant vous dire déjà que l'équipe nationale Centrafricaine (9pts) sera probablement en concurrence à distance avec l'Angola (10pts), le Maroc (9pts), l'Égypte (9pts) et le Cameroun (10pts).

NB : Depuis son acquisition de la nationalité centrafricaine, James Mays a toujours évolué dans différents championnats professionnels avec le passeport du pays. C'est également le cas de son compatriote Tony White Jr et ce sera aussi sans surprise le cas de Johndre Leon Jefferson. 

Cyrille NGARIO 

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