JR Smith (Cleveland) :  « Je pensais qu'on était en tête », «Je savais qu'on était à égalité»

Après sa grossière erreur sur le terrain à la fin du temps réglementaire, JR Smith a affirmé qu'il connaissait le score alors que des images et son entraîneur disent le contraire.

Bien malgré lui, JR Smith restera comme le héros malheureux de match 1 de la finale 2018, où les Golden State Warriors ont arraché la victoire en prolongation face aux Cleveland Cavaliers (124-114 a.p.). L'arrière des Cavaliers a eu une balle pour la victoire dans les dernières secondes après avoir pris le rebond d'un lancer-franc manqué de George Hill (qui est normalement à 80 % de réussite dans ce domaine). Au lieu de tirer ou de servir LeBron James, il a couru vers son camp laissant le chronomètre filer. L'action a laissé l'Oracle Arena sous le choc avant que les fans des Warriors ne réalisent la chance qu'ils avaient de voir leur équipe sauvée par ce geste. Dans les tribunes de presse, les regards étaient écarquillés, les mines étonnées. JR Smith est alors devenu LE joueur à entendre après la partie. 

Cela fait près de vingt minutes que le match est terminé quand plus d'une cinquantaine de journalistes s'engouffrent dans le vestiaire visiteurs qui vient d'ouvrir. De grande taille par rapport aux standards de la ligue, il est parsemé de plusieurs gros piliers qui découpent la pièce. Le casier de JR Smith est situé proche de l'entrée, à deux places de LeBron James, Tristan Thompson étant installé entre les deux hommes. Seule la tenue de ville de l'arrière des Cavaliers est pendue sur un cintre. Le joueur est encore sous la douche. Comme Smith est resté dans une douche proche de la sortie, lorsqu'il sort une serviette autour de la taille et une autre sur l'épaule, l'équipe d'attachés de presse des Cavaliers fait bouger un grand tableau sur roulettes pour venir servir de paravent.

«Je savais qu'on était à égalité»
LeBron James sort peu après et va se changer avant d'aller en conférence de presse. Au milieu du vestiaire, les caméras et les micros se sont agglutinés autour de l'endroit où plusieurs joueurs vont venir s'exprimer. Larry Nance Jr, auteur d'un bon match, est le premier. Il est 21 h 29, heure d'Oakland, lorsque JR Smith s'approche enfin. La mine fermée, le regard parfois perdu, il fait face aux questions. Mais ses réponses apportent plus de confusion que de réponses. Quelques minutes avant, son entraîneur Tyronn Lue a confirmé que son joueur pensait les Cavaliers en tête d'un point. Sur Twitter une vidéo prise sur le vif à la sirène circulait déjà où Smith semblait dire : «Je pensais qu'on était en tête.» Une fois de retour dans le vestiaire, il donne une autre version : «George (Hill) rate son lancer-franc, je récupère le rebond et j'essaie de trouver de l'espace pour peut-être prendre le tir et là je crois qu'on va prendre le temps mort.» Et d'insister : «Je savais qu'on était à égalité mais il aurait été difficile de tirer par-dessus Kevin Durant donc je pensais qu'on allait prendre le temps-mort qu'il nous restait.»

Le reste des cinq minutes de son point presse n'apportent pas le moindre éclairage sur l'action la plus incroyable d'une soirée pourtant riche en événements. «Si j'avais cru qu'on avait l'avantage, je n'aurais pas bougé et j'aurais attendu qu'on fasse faute sur moi», a-t-il encore tenté de convaincre. Sans réel succès. Dernier Cavalier à s'exprimer, en conférence de presse, LeBron James a tenté de tourner la page : «Il faut passer à la suite. Le match est terminé. Je n'abandonnerai jamais JR. Je n'ai jamais laissé tomber mes coéquipiers.» Jeudi soir, la réciproque n'a pas été vraie

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