Le champion en titre n’a pas fait dans le détail au moment de reprendre la main dans sa série face aux Rockets. Quatre jours après leur défaite à Houston, les Warriors ont en effet corrigé les Texans 126-85 dans le match 3 et mènent désormais 2-1.

Le champion en titre n’a pas fait dans le détail au moment de reprendre la main dans sa série face aux Rockets. Quatre jours après leur défaite à Houston, les Warriors ont en effet corrigé les Texans 126-85 dans le match 3 et mènent désormais 2-1.

Le champion en titre n’a pas fait dans le détail au moment de reprendre la main dans sa série face aux Rockets. Quatre jours après leur défaite à Houston, les Warriors ont en effet corrigé les Texans 126-85 dans le match 3 et mènent désormais 2-1.

Une victoire XXL qui s’est dessinée dès le premier quart (31-22) et qui a vu les hommes de Mike D’Antoni complètement lâcher prise dans le dernier quart (38-18). La faute notamment à la verve de Stephen Curry, auteur de 35 points à 13 sur 23, Kevin Durant suivant avec 25 points à 9 sur 19 et Draymond Green complétant le tableau avec 10 points, 17 rebonds et 6 passes.

Côté Rockets, la soirée a viré au cauchemar, James Harden devant se contenter de 20 points à 7 sur 16 tandis que Chris Paul ne pouvait faire mieux que 13 points à 5 sur 16, 10 rebonds et 4 passes. Les Texans ont désormais deux jours pour retrouver leurs esprits avant le match 4 prévu mardi.

Le match

En général, Stephen Curry est plutôt du genre poli. Dimanche, pourtant, dans l'antre des Warriors, sur la terre de ses exploits, le meneur californien s'est permis un écart de langage qui en a surpris plus d'un, y compris son «Splash Brother», Klay Thompson - «j'espère que sa fille ne l'a pas entendu», s'amusera ce dernier après la rencontre. A la fin du troisième quart-temps du duel face aux Rockets, alors qu'il venait d'inscrire un joli floater, le double MVP s'est en effet retourné vers le public de Golden State, a retiré son protège-dents, et a hurlé : 

«C'est ma p*tain de maison!»

Curry, l'homme des troisièmes quarts
Et pour cause : pas vraiment à son avantage depuis le début de la série, Curry venait de réaliser un passage exceptionnel, de ceux dont il avait tant l'habitude avant que des blessures à la cheville et au genou ne viennent gâcher sa fin de saison régulière. A 3/20 jusqu'alors derrière l'arc face aux Rockets, une maladresse indigne de sa réputation de meilleur shooteur de l'histoire, le meneur a en effet réussi un troisième quart-temps de feu, dans lequel il a inscrit à lui seul 18 points à 7/7 aux tirs. A l'issue de ce solo, Golden State menait de 28 longueurs (84-56). Le duel était plié.

«C'était un moment cool. C'est ce que je cherchais en première mi-temps : j'ai eu des opportunités, mais je ne rentrais rien, a réagi Curry. Tout m'a réussi dans le troisième (quart). Il n'était pas question que je commence à me frustrer après deux premiers matches ratés.»

L'attaque des Rockets était en panne
Avant que le numéro 30 ne prenne les choses en main, Golden State avait déjà créé un écart intéressant (+15) grâce à Kevin Durant, qui a maintenu l'attaque des locaux à flot (25 points à 9/19), et Draymond Green, qui a apporté sa dureté défensive habituelle (10 points à 3/9, mais aussi 17 rebonds et 6 passes). Les Rockets, eux, ont continué à tenter de cibler Curry en défense, mais ce dernier s'en est mieux sorti qu'aux deux premiers duels, et ni James Harden (20 points à 7/16), ni Chris Paul (13 points à 5/16) n'ont pu compenser la défaillance collective des visiteurs aux tirs (moins de 40%). Le trio Gordon/Ariza/Tucker, qui avait marqué 68 points au match 2, s'est cette fois-ci arrêté à 23. «On n'avait aucune confiance en attaque», a regretté Harden.

Achevée par les remplaçants - dont Shaun Livingston (9 points), auteur d'un incroyable move sur Harden, et Quin Cook, qui a marqué 11 points à 4/4 en seulement cinq minutes -, la rencontre a permis aux Warriors de décrocher un 16e succès d'affilée à domicile en play-offs. Ils surpassent ainsi le record jusqu'alors détenu par les Bulls de Michael Jordan, entre avril 1990 et mai 1991. «C'est une sacrée série», a admis Steve Kerr, qui se verrait bien la poursuivre dans la nuit de mardi à mercredi (3h00, HF), toujours à Oakland. 

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