San Antonio confirme son retour en puissance

Portés par un grand LaMarcus Aldridge, les San Antonio Spurs ont remporté face aux Minnesota Timberwolves une victoire très précieuse dans l'optique de la qualification en play-offs (117-101).

Le match
Il a fallu un quart-temps aux Spurs pour sortir du bois face aux Timberwolves, encore privés pour au moins une semaine de Jimmy Butler (ménisque). Une première période où Minnesota a approché les dix points d'avance (22-13, 9e). Vite revenus au contact, les Texans se sont échappés à leur tour  (57-44, 21e) en marquant 38 points dans un deuxième quart-temps où ils ont retrouvé leur magnificence et tutoyé la perfection (voir le chiffre ci-dessous). Ils ont géré l'écart en seconde mi-temps avec une belle efficacité défensive (11 interceptions à 3, 8 contres à 2) et en prenant grand soin de la balle (5 perdues au total).

19
Les Spurs ont réussi dans ce match une série incroyable de... 19 tirs réussis consécutivement, la deuxième plus longue sur les dix dernières années !

Le joueur
Certes, LaMarcus Aldridge n'est pas devenu à San Antonio le nouveau Duncan que certains attendaient après la retraite de «Dream Tim». Lui-même n'a pas été le dernier à bougonner, pas toujours à l'aise dans le système Popovich. Mais le Texan demeure un intérieur de premier plan, qui n'hésite pas à prendre ses reponsabilités quand la situation l'exige. Ce qui est le cas en ce moment, alors que les Spurs ont fait un passage furtif hors de la zone de play-offs. Opposé  cette nuit à un autre All Star (le jeune Karl-Anthony Towns), Aldridge a marqué plus de points (39) que les quatre autres titulaires de San Antonio réunis (32). «Il fallait que je trouve ce qui n'allait pas, si je tirais trop vite ou trop lentement. J'ai ralenti un peu, pris mon temps et trouvé le bon tempo», a-t-il expliqué.

Le classement
En gagnant leurs trois derniers matches, les Spurs ont repris place dans le Top 8 de la conférence Ouest, parmi les qualifiés potentiels en play-offs. Mieux : ils sont revenus à la hauteur de leur adversaire du soir et ont dépassé New Orleans, leur victime précédente, qui a encore perdu samedi face aux ogres de Houston (107-101). Leur situation est clairement plus appréciable puisqu'ils ont désormais trois victoires de plus que les neuvièmes, les Clippers, qui restent aussi sur deux défaites, et qu'ils ne sont pas loin derrière OKC, la dernière équipe à avoir potentiellement l'avantage du parquet au premier tour des play-offs. «On est dans une bonne position. Je n'étais pas aussi optimiste il y a une semaine. On doit bâtir là-dessus», a résumé le sage Manu Ginobili.

Les Français
Tony Parker, qui débute les matches sur le banc avec les autres «vieux» Ginobili et désormais Pau Gasol, a joué quasiment autant que le meneur titulaire, Dejounte Murray (22 minutes contre 24). Plus que ses stats brutes (6 points, 6 passes), c'est son impact qui est à souligner puisqu'il a été crédité du deuxième meilleur +/- du match (un écart de 18 points en faveur des Spurs quand il jouait) derrière le Catalan (+23). Un beau +18 à comparer avec le -21 en 15 minutes rendu par le meneur remplaçant des Wolves, un certain Derrick Rose. Joffrey Lauvergne, lui, n'a joué que quelques secondes, le temps de marquer un panier.

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