LaMarcus Aldridge porte les Spurs face au Jazz

Le redressement spectaculaire de San Antonio se poursuit avec une sixième victoire de suite, face à une équipe en forme qui plus est, Utah, grâce à un grand LaMarcus Aldridge (124-120 a.p.).

Le match
Ne jamais enterrer les Spurs. Ce principe simple vaut encore plus cette saison où à un passage difficile, avec une sortie provisoire du Top 8 à l'Ouest, succède un regain de forme au meilleur moment. Cette bonne passe a débuté il y a une dizaine de jours, avec un large succès sur Orlando (108-72), et s'est poursuivie cette nuit par un succès au bout du suspense au AT&T center (124-120 a.p.). Face au Jazz, les Texans ont eu une avance intéressante à au moins trois reprises (19-8, 6e ; 63-53, 27e ; 100-93, 43e), effacée à chaque fois.

La prolongation a été arrachée par un panier primé de la sensation Donovan Mitchell à 3"6 de la fin du temps règlementaire. Le favori pour le trophée de rookie de l'année a même inscrit 14 de ses 35 points dans les quatre dernières minutes du quatrième quart-temps au prix d'une boulimie rare pour un joueur de première année (36 tirs). Mais il a trouvé son maître en LaMarcus Aldridge, qui a clos le suspense en deux rebonds, l'un défensif après un trois points raté de Mitchell à une minute de la fin du match et 120-116 pour les Spurs, l'autre offensif sur la foulée, avec une claquette réussie après un tir de Rudy Gay.

Le joueur
Aldridge évidemment. Avec 45 points (à 68%), l'intérieur texan est passé à une unité de son record en NBA (avec Portland face à Houston lors des play-offs 2014). Ne cherchez plus le responsable du retour en grâce des Spurs puisqu'il tourne à 32,2 points depuis le début de la série de six victoires de suite de son équipe, cinquième à l'Ouest ex aequo avec New Orleans, à une victoire du troisième, Portland, battu dans le même temps par Boston (105-100), et du quatrième, OKC, vainqueur de Miami (105-99). «En première mi-temps, c'était comme s'il jouait seul face à une équipe entière», a résumé Manu Ginobili.

+15
L'écart au rebond en faveur des Spurs (49 à 34). Un point clé puisque le Jazz a globalement bien joué (49% aux tirs dont 39% à 3 points, 24 passes décisives à 21...).

La décla
Les Spurs ont tout fait pour limiter l'impact de Rudy Gobert, essentiel dans la bonne passe d'Utah (22 victoires en 26 matches depuis deux mois). Ils y sont  parvenus (13 points à 4/6, 8 rebonds, aucun contre en 40 minutes), quitte a utiliser la manière forte. «Ils m’ont attrapé, poussé toute la soirée. A un certain moment, quelqu’un m’a touché au genou donc je l’ai ressenti, a-t-il décrit, mais ça devrait aller.» Il le faut car le Jazz a deux matches durs devant lui : chez les éclopés de Golden State dimanche puis à domicile face à Boston mercredi. Et que sa place en play-offs n'est pas assurée puisqu'il est huitième à l'Ouest avec un seul succès d'avance sur Denver, qui a gagné à Washington (108-100).

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