Les Rockets n'ont laissé aucune chance au Jazz

Houston garde la main sur la conférence Ouest. La franchise texane s’est imposée à Utah (101-112) pour une huitième victoire de rang. Solides, les Rockets ont dominé avant de prendre le large dans le troisième quart-temps, façon Golden State. L’association James Harden (29 points, 5 rebonds, 3 passes) – Chris Paul (18 points, 9 rebonds, 13 passes) est toujours une réussite. Le meneur All-Star est toujours invaincu cette saison…

Le Jazz d’un Donovan Mitchell encore saignant (26 points, 4 rebonds, 4 passes) n’ont pas à rougir. Mais il leur faut désormais trouver leur carburation avec la montée en puissance de leur excellent rookie.

Houston démarre fort avec du mouvement, toujours plus de mouvement pour contourner la défense du Jazz. Les deux équipes sont bien dans leur match d’entrée dans l’intensité défensive. Le genre de pression que les Rockets n’ont plus l’habitude de rencontrer et qui les force à jouer presque contre-nature. Les shooteurs sont peu en réussite, 2/7 pour James Harden, 1/6 pour Eric Gordon, 0/4 pour Donovan Mitchell, la faute à la pression des deux arrière-gardes.

Ryan Anderson, le facteur X
Mené de 5 points à la fin des 12 premières minutes, Utah fait le yo-yo en revenant plusieurs fois à hauteur. Chris Paul est de retour aux affaires et trouve des solutions à mi-distance, celles que les Texans dédaignent pourtant. Les locaux reprennent un temps les commandes grâce aux paniers faciles offerts par leur défense. La même recette qui a fait la culture de la franchise ces dernières saisons, plutôt que le feu d’artifice vu en l’absence de Rudy Gobert ces dernières semaines.

Mais le Jazz souffre d’un déficit de création offensive, sanctionné illico par les Rockets. Ryan Anderson est toujours impeccable au tir (5/5 à la pause) et le leader de l’Ouest passe un 10-0 en trois minutes. Il faut le retour de Joe Ingles comme facilitateur pour retrouver des bonnes solutions pour Derrick Favors. Mais avec Gobert sur le banc, la protection du cercle se fait inexistante, pour le plus grand plaisir d’un Harden bien timide jusque-là. Le meilleur scoreur de la ligue trouve enfin un peu d’air pour inscrire les neuf derniers points des siens avant le repos et assurer un maigre matelas de cinq points d’avance (46-51).

La différence en quelques minutes
Sur la lancée de sa fin de première période, Harden enlève le frein à main, tous les Rockets avec lui. Ils retrouvent leur rythme habituel, surprenant totalement la troupe de Quin Snyder. Le coach du Jazz tarde à stopper l’hémorragie, 18 points encaissés en 3’40 » avec un Ryan Anderson en facteur X absolu à 8/8 au tir ! Mitchell lui répond mais avec un soupçon d’efficacité en moins. Le mal est déjà fait, l’écart grimpe irrésistiblement, comme Houston sait le faire. Mike D’Antoni peut même se permettre d’inverser sa rotation en laissant Chris Paul tout le troisième quart-temps sur le parquet pour reposer James Harden. Même sans démériter, Utah part sur le chemin d’un blowout, 66-88 à l’entame du dernier acte.

Le Jazz ne lâche pourtant pas le fil du match et augmente son intensité physique pour répondre à la tornade offensive du Texas. Et cette tentative a priori presque désespérée porte ses fruits avec un cinq small ball et Gobert sur le banc. Petit à petit, les joueurs de Salt Lake City réduisent l’écart. Mais Houston trouve toujours la réponse, le tir extérieur, le rebond offensif nécessaire. Même le baroud d’honneur de Mitchell, décidément impressionnant de leadership, voit Chris Paul – tout proche du triple-double – y aller de son gros tir derrière l’arc pour repousser la menace. Les Rockets atteignent les 1000 tirs tentés derrière l’arc depuis le début de la saison pour un gros 18/42 du soir. Suffisant pour contrôler leur avance et l’emporter finalement de 11 points.

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