DeMarcus Cousins trop fort pour les Nuggets (40 points et 22 rebonds)

Les Pelicans accrochent un succès important (123-114) contre Denver, un de leurs principaux adversaires dans la lutte pour les play-offs à l’Ouest cette saison. Sans Anthony Davis, DeMarcus Cousins s’est occupé de tout pour une performance XXL dont il a le secret : 40 points, 22 rebonds, 4 passes et 4 contres ! Porté par son pivot, New Orleans a fait la différence en deuxième période. Privés de plusieurs joueurs majeurs, les visiteurs n’ont pas démérité mais ils confirment leurs difficultés hors de leurs bases avec une neuvième défaite en douze matches.

Rien ne fut pourtant facile pour les Pelicans. Ou plutôt devrait-on dire, les Pelicans n’ont pas fait grand-chose pour se rendre ce match facile. Les joueurs d’Alvin Gentry n’y sont pas du tout défensivement en début de match, laissant le champ libre aux francs-tireurs des Nuggets. Avec 21 points encaissés, (et dix points de retard) après tout juste six minutes, le fantôme de la correction reçue il y a trois semaines (114-146) par ce même adversaire ressurgit. Le bon premier quart-temps de Jrue Holiday et les rotations de la franchise du Colorado permettent à NOLA de revenir une première fois (33-33). Ce malgré un 7/10 derrière l’arc pour Denver.

Cousins trop fort pour la raquette exsangue des Nuggets
Les visiteurs doivent donc reprendre de zéro et s’y attèlent avec une traction arrière Emmanuel Mudiay – Gary Harris efficace. Ce dernier est bouillant en première période (18 points à 7/10), les joueurs du Colorado reprennent sept points d’avance. Etonnamment peu utilisé en premier quart, DeMarcus Cousins revient sur le parquet fâché. Le All-Star attire tous les ballons ou presque et cela marche. Les Nuggets n’ont pas la solution pour limiter l’ancien joueur des Kings ultra dominateur et déjà en double-double à la pause (19 pts – 10 rbds). La soirée s’annonce tout de suite plus pénible pour les joueurs des Rocheuses, finalement derrière à la marque à la mi-temps (67-66).

Surtout que le gros nounours de NOLA n’est pas rassasié. Toujours aussi agressif, il met en difficulté les plans de Mike Malone avec les fautes de Mason Plumlee et Kenneth Faried. Histoire de compliquer un peu plus l’équation, Cousins y rajoute son adresse à trois-points. Les absences de Paul Millsap et Nikola Jokic se fait alors cruellement sentir.

Denver s’accroche tant les défenses sont optionnelles durant cette rencontre, exception faite du très bon Harris. Les Nuggets ont peut-être même pensé un temps pouvoir retrouver un peu d’air avec le retour de DMC sur le banc. Problème, le banc des visiteurs, amputé de Will Barton titularisé pour décaler Wilson Chandler au poste 4, est bien trop permissif. Holiday puis Darius Miller en sortie de banc sanctionnent.

Et maintenant les Kings sur le chemin de DMC
Au point de rupture, Denver explose finalement quand l’adresse n’y est plus. Avec un 2/14 pour débuter le quatrième quart-temps, impossible de résister à la furia de la Louisiane. Cousins parachève son chantier avec huit nouveaux rebonds et un deuxième match en 40-20 après celui aux Kings en début de saison. Tiens, tiens, le prochain match de New Orleans est face à… Sacramento. Les Nuggets, battus finalement de neuf points après en avoir connu 20 de retard, n’ont rien pu faire pour contenir un intérieur aussi fort que « Boogie » ce soir. Et le calendrier a de quoi inquiéter un peu avec des affrontements à venir contre Nikola Vucevic, Myles Turner, Andre Drummond, Al Horford puis à nouveau Cousins (et sans doute Anthony Davis) dans les dix prochains jours.

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