Philadelphie vient à bout des Wizards

Fatigués de leur match à Minnesota, les Wizards ont souffert pendant trois quarts-temps, avant d’être à deux doigts de créer un incroyable hold up. La décision d’envoyer Ben Simmons sur la ligne des lancers-francs a failli porter ses fruits, mais le rookie malgré sa maladresse (15/29 aux LF) cumule 31 pts et 18 rbds, et permet aux Sixers de s’imposer 118-113. A ses côtés, Joel Embiid et Dario Saric ont su se montrer eux aussi décisifs avec 25 points et 14 rebonds pour le Camerounais et 24 points et 8 rebonds pour le Croate.

Les premières minutes de cette rencontre sont loin d’être un régal pour les spectateurs. Arrivé tard dans la nuit, Washington est sans rythme et les Sixers ont aussi du mal à se mettre en route (6-6). Les Wizards n’affichent pas du tout la même intensité défensive que les Cavaliers, et ça permet donc à Philly de prendre confiance dans cette partie. Comme souvent, Dario Saric affiche toute sa bonne volonté. Le Croate se bat au rebond défensif comme offensif et son énergie est contagieuse. Incertain avant le match, Ben Simmons est finalement bien présent. Décevant face à son mentor LeBron James, on sent chez lui une forte envie de se rattraper. Par sa qualité de drive, le meneur de jeu des Sixers pose des problèmes à la défense des Wizards. Son garde du corps Markieff Morris est incapable de le stopper, et l’Australien s’amuse avec lui au large.

Joel Embiid protège son cercle
A la suite d’un choc plutôt anodin au visage, Braldley Beal reste au sol, et doit rejoindre les vestiaires avec une serviette ensanglantée sur le visage. Véritable coup dur pour des Wizards à la peine depuis le début de la partie. A l’inverse, les Sixers continuent de bien jouer et font le trou dans ce premier quart-temps. Après 12 minutes, ils mènent déjà de 10 points (28-18).

Washington souffre énormément à l’intérieur depuis le début du match. Quand Simmons décide d’attaquer le cercle, aucun intérieur adverse ne parvient à l’en dissuader. En attaque, les Wizards n’ont aucun point d’ancrage à l’intérieur, résultat, ils s’obstinent à tirer de loin avec peu de réussite. Philadelphie en profite pour appuyer là où ça fait mal et domine outrageusement son adversaire aux rebonds (21 rebonds offensifs). Cela leur permet de s’offrir des secondes chances à l’image de Jerryd Bayless (14 points) qui prend un rebond au nez et à la barbe d’un Gortat plutôt spectateur sur l’action (42-29).

Timide jusqu’à présent Joel Embiid souhaite lui aussi participer à la fête. Le pivot des Sixers se montre donc intraitable défensivement. En souffrance face à la vivacité d’un Kevin Love lundi, il est cette fois bien plus présent sous son cercle pour faire la loi. Ses deux contres en moins de 5 secondes le mettent dans le match. Offensivement il laisse le jeu venir à lui et fait tomber les fautes pour se mettre en rythme. Impeccable sur la ligne des lancers, Embiid permet à son équipe d’augmenter son avance dans cette première mi-temps. L’ancien de Kansas, va terminer cette première mi-temps sur une action de grande classe. Après avoir contré de façon très autoritaire Tim Frazier, le Camerounais servi par Simmons conclut la contre-attaque d’un énorme dunk. Les fans sont debout pour l’acclamer mais aussi leur équipe qui rejoint les vestiaires avec près de 20 points d’avance (58-40)

Bradley Beal, le visage marqué est de retour après la pause. Mais, Washington n’arrive toujours pas à inquiéter son adversaire. Beal, Gortat ou Otto Porter payent un peu les efforts de la veille et n’ont tout simplement pas l’énergie pour inquiéter une équipe des Sixers très agressive en défense, à l’image de Robert Covington. Ce dernier sait aussi se montrer efficace en attaque, notamment derrière la ligne à 3-points (75-51). Ian Mahinmi en soutien de Gortat fait une bonne rentrée, mais Ben Simmons continue de briller dans cette rencontre. Philadelphie, dans le sillage de son maestro gère très bien son avance et semble se diriger tout droit vers une victoire facile.

Et voilà le « Hack-a-Simmons »
Lâché par ses titulaires, Scott Brooks envoie donc son banc sur le parquet pour tenter de grignoter la vingtaine de points de retard. L’énergie apportée par son banc est bonne et Meeks plante deux tirs primés consécutifs pour redonner espoir (89-75). A 7 minutes de la fin du match, Brooks a une idée : envoyer Ben Simmons sur la ligne des lancers francs. Le « Hack-a-Simmons » marche à la perfection. Pas habitué à se retrouver aussi souvent sur la ligne, le rookie au shoot peu académique rate souvent le second lancer et donne la possibilité à ses adversaires de revenir dans ce match. En face, Beal a retrouvé son poignet (97-90), et en moins de 4 minutes, les Wizards reviennent à une seule possession (100-97).

Philadelphie perd le contrôle de ce match, à l’image d’Embiid qui reçoit une faute technique pour contestation et un Simmons toujours aussi en difficulté aux lancers-francs. Il va en shooter 24 dans ce quart-temps, et n’en mettre que la moitié…
Mais le comeback des Wizards n’affole pas les Sixers, et l’expérience de J.J. Redick va faire la différence. C’est lui, d’un système bien élaboré, qui permet à Dario Saric de marquer deux paniers avec la faute et de soulager tous le Wells Fargo Center. Saric est l’homme de cette fin de match. Le Croate, toujours aussi irréprochable, permet à son équipe de s’imposer et d’aborder la prochaine confrontation face à Boston avec confiance. Mais ce sera sans Joel Embiid (repos), ni TJ McConnell (blessé à l’épaule)…

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