Le Jazz s'en sort bien après prolongation face aux Blazers

Rudy Gobert et le rookie Donovan Mitchell ont permis au Utah Jazz d'obtenir une victoire précieuse face aux Portland TrailBlazers (112-103 a.p.).

Le match : avec un Gobert décisif au buzzer
Ce n'était pas une fin de match pour cardiaques mercredi soir à la Vivint Smart Home Arena de Salt Lake City. Le Utah Jazz a plusieurs fois failli laisser échapper le match face aux Portland TrailBlazers emmenés par un excellent Damian Lillard (33 points). Mais Rudy Gobert a enfilé ses habits de leader dans les dernières secondes du temps réglementaire. Le pivot français a d'abord été présent au rebond offensif pour récupérer un tir contré de Thabo Sefolosha qu'il a pu dunker pour égaliser à 29 secondes de la sirène (94-94). Et puis, après une perte de balle sur un marcher de Ricky Rubio (qui a par ailleurs inscrit 30 points), il a été présent en défense, contrant la tentative de tir de Lillard pour préserver le match nul au buzzer et envoyer le match en prolongation. Ces cinq minutes de temps supplémentaires ont été dominées par le Jazz (18-9 et 112-103 score final) avec un Ricky Rubio intenable (11 points en 5 minutes). Utah reste donc invaincu à domicile cette saison (5 victoires) mais n'a toujours pas gagné à l'extérieur (3 défaites).

Le joueur : Donovan Mitchell, sacré rookie
L'apprentissage d'un rookie en NBA passe forcément par des hauts et des bas. Donovan Mitchell, l'arrière d'Utah, en est la parfaite illustration. Après un match moyen contre Dallas, lundi, l'ancien de Louisville a livré sans doute son meilleur match mercredi contre Portland. Il a établi de nouveaux records personnels de points (28) et de rebonds (6). Surtout, il a répondu présent quand il le fallait, réalisant une grande prolongation. Il a inscrit les cinq premiers points avec d'abord un tir primé puis deux lancers-francs réussis. Il a aussi mis sur orbite Rudy Gobert, qui a dans la foulée obtenu deux lancers, en réussissant un. «Je n'imaginais pas que ça arriverait aussi vite, c'était surréaliste, a estimé Mitchell. Les jeux étaient appelés pour moi et il fallait que je rentre les tirs.» Fierté supplémentaire pour lui, il a réalisé cette performance face à Damian Lillard avec qui il est ami depuis que le meneur de Portland l'a vu porter les chaussures à son nom au niveau universitaire.

17
C'est le nombre de fois où le leadership au score a changé au cours de la partie (en plus de 14 égalités). Un chiffre qui souligne l'incertitude d'un match où aucune équipe n'a réussi à dépasser les dix points d'avance.

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