Le big three des Warriors renverse le duo des Pelicans au terme d'un match ultra-offensif

Compteur de victoires débloqué pour les champions en titre. Après 20 premières minutes poussives, les Warriors ont renversé la vapeur pour s’imposer sur le parquet des Pelicans (120-128). Les Californiens ont été portés par leurs trois hommes forts habituels en attaque : 33 points pour Klay Thompson, 28 et 9 passes pour Stephen Curry et 22 points pour Kevin Durant, également très actif en défense (7 contres !). Deuxième défaite de rang pour les Pelicans qui ont montré un visage beaucoup plus séduisant que lors de leur défaite inaugurale. La paire Davis-Cousins a une nouvelle fois été monstrueuse : 70 points et 30 rebonds à deux eux !

« Je vais bientôt recevoir un texto de Bob Myers (le GM des Warriors) qui va me dire que je suis viré. » Interrogé à l’issue du premier quart-temps du match, Steve Kerr ironise. Car ses Warriors passent complétement à côté de leur entame de match. Mauvaises transmissions de passes, manque de rythme et d’adresse, défense en transition très moyenne… La machine est rouillée. Les Pelicans ne se font pas prier. À chaque ballon récupéré, c’est la course. Même Cousins y va de sa contre-attaque pour lancer Davis au dunk. Résultat, 21-6 dans les gencives de Golden State.

Le ballon circule bien chez les locaux, leur jeu est simple et plaisant. Les remplaçants Ian Clark et Jordan Crawford commencent eux aussi à bombarder de loin. À la toute fin du quart-temps, Green envoie un missile qui tombe dedans. Davis lui rend la monnaie quelques secondes plus tard, au buzzer. Les Warriors viennent d’encaisser 39 points (39-26) !

Déferlante de trois points… pour les Pelicans
Kerr tente de secouer ses troupes sur le banc. « Tout le monde nous attend cette année, on doit relever le défi. » Le discours n’empêche pas Crawford de prendre feu longue distance, avec notamment un missile du centre-ville de NOLA. Les Pelicans, en confiance, sont tout simplement on fire derrière la ligne à trois points, avec déjà 11 tirs convertis (40-54). Le match fluide bascule dans une abominable séquence de plusieurs minutes où les arbitres sifflent faute sur faute (avec quelques flops aussi…). C’est là que Green et Cousins se chauffent cordialement. Le Warrior est sanctionné d’une technique. Coïncidence ou pas, c’est à partir de ce moment-là que les Warriors se réveillent. On se doutait un peu que cela allait finir par arriver. Sous l’impulsion d’un Kevin Durant visiblement énervé, et auteur d’un contre énorme sur une tentative de dunk d’Holiday (voir photo), les Warriors passent un 19-7 pour recoller à la pause (64-61).

Thompson puis Curry en relais de Durant
Cette dynamique se poursuit dans la seconde période. Les Warriors reprennent le contrôle du match et imposent leur rythme. Terminées les transmissions de balles dans le mauvais timing du premier quart-temps. Le jeu de passes retrouve toute sa fluidité. Et désormais, les Pelicans sont à la peine sur la défense en transition. Thompson prend le relais de Durant au scoring. L’arrière bloque un tir longue distance d’Holiday (décidément…), pas du tout inspiré dans sa sélection de tirs ce soir, et s’en va dunker derrière (66-77).

Le deuxième temps-mort pris rapidement par Alvin Gentry ne permet pas de changer la tendance : Golden State a repris la main sur le match. Mais grâce à l’activité d’Anthony Davis sous le cercle, New Orléans reste dans le coup (80-85). Mais quand ce n’est pas Durant, occupé à contrer tout ce qui bouge, ou Thompson, c’est Curry qui fait des siennes. En terminant fort le quart-temps, le meneur redonne huit points d’avance aux siens.

Cet écart ne varie pas beaucoup jusqu’à la fin de match où les deux équipes échangent les paniers. Cousins score à foison mais les Pelicans se montrent incapables de stopper les transitions de Golden State. À une minute du terme, ils n’ont pourtant que cinq points de retard. Mais ce rebond offensif de Zaza Pachulia tue les locaux car le ballon termine dans les mains de Curry, seul derrière la ligne. Vous imaginez bien le résultat.

NOLA s’incline de peu après avoir poussé les Warriors à se faire violence. Séduisants pendant une bonne partie du match, les Pelicans ont clairement manqué d’un supporting cast à la hauteur. Hormis Clark et Crawford, ils étaient trop peu nombreux en soutien de Davis-Cousins. Prochain match pour eux ce dimanche sur le parquet des Lakers. Les Warriors rejouent cette nuit à Memphis.

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