Brooklyn s'offre le Magic

À l’attaque ! Dans un Barclays Center qui sonne creux (une fois de plus) pour la première à domicile de la saison des locaux, les troupes de Kenny Atkinson s’imposent face à une équipe du Magic qui peut nourrir quelques regrets (126-121). Des tirs à tout-va, des attaques en verve, un match plaisant mais pas vraiment exemplaire en terme défensif. À ne surtout pas montrer dans les écoles de basket !

Concours de tirs… ratés
Avec le long rookie Jonathan Isaac dans le cinq majeur, Orlando ne se fait pas attendre pour lancer les hostilités. Tout le monde hors de la raquette, et ça artille à tout va: 12 tirs à 3 points, (dont 9 ratés) sur les 3 premières minutes ! Orlando joue le jeu des Nets, et ouvre son attaque au large. Le pivot Nikola Vucevic ne met pas un seul pied dans la raquette en attaque durant les 4 premières minutes !

Rapidement dépassé par les évènements et aussi soft en défense qu’un film de Disney (sponsor maillot des Floridiens), Isaac prend deux fautes et n’apporte rien à ses coéquipiers, qui tiennent par le duo Vucevic et Fournier. Malgré cela, le Magic atteint la fin du premier quart avec seulement deux points de retard (27-29).

À l’entame du second quart temps, Brooklyn met la seconde, à l’image de Caris LeVert et de Trevor Booker qui mènent la barque tant en défense qu’en attaque, mais le duo Vucevic- Fournier a du répondant et porte son équipe sur ses épaules, comme d’habitude. Vucevic continue de jouer au large (4/4 à 3 points) et force Atkinson à mettre Mozgov sur le banc, lui qui a du mal à sortir sur lui en défense. Les équipes se tiennent mais Brooklyn, sur une dernière attaque rondement menée par LeVert, rejoint les vestiaires avec trois petits points d’avance (58-55).

Du grand Vucevic, en vain
« Vooch » a la main chaude et continue sur sa lancée de la première période. Sur deux pick-and-roll convertis en tête de raquette, le patron du Magic prend les choses en main. Mais DeMarre Caroll et Rondae Hollis-Jefferson gênent considérablement les joueurs floridiens part leur impact défensif, ce qui permet aux Nets de mettre la main sur le jeu. Une bonne défense et quelques shoots bien choisi, et la franchise vêtue de noir passe devant (82-74, 27e). Les deux équipes essayent de mettre quelque chose en place, mais les shoots extérieurs dictent le match. Alors que le Magic fait la course derrière durant tout le 3e quart, une banderille à 3-points de Jonathon Simmons au buzzer permet aux siens de repasser devant (89-91).

Dès le début du dernier quart, le duo LeVert-Dinwiddie prend les choses en main et montre la voie en attaque et en défense. Le numéro 22 des Nets gêne terriblement les Magic avec son envergure et son excellente lecture de jeu en défense, et cela profite à son compère moustachu, qui converti 5 points de suite. Jarett Allen, plutôt tendre lors de matches de pré-saison, fait preuve d’envie en défense et oblige Vucevic à s’isoler.
Le Magic essaye de recoller, mais D’Angelo Russel sort son costume de showman et enchaine six points pour conserver deux possessions d’avance. Malgré les tentatives de Vucevic, un shoot « alleluia » de Terrence Ross pour recoller à un point à 14 secondes de la fin et un tir ouvert mais raté pour Fournier, Orlando reste à quai et s’incline (126-121). Le genre de défaite qui fait mal lorsqu’on vise les playoffs. Mais le Magic en a l’habitude depuis quelques années…

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