Joakim Noah : « Je suis payé beaucoup d'argent pour être ici et je veux être en paix avec ça »

Après une saison difficile, Joakim Noah a travaillé pour enfin justifier son salaire (72M$ sur quatre ans). Très actif socialement, il s'est aussi exprimé sur les récents événements qui secouent l'Amérique.

Signé l’été dernier pour quatre ans et 72 millions de dollars, Joakim Noah a connu une première saison cauchemardesque chez les New York Knicks. Encore suspendu douze matches, après avoir ingéré un supplément qui contenait un produit interdit la saison dernière, Noah a énormément travaillé tout l’été pour essayer d’être à la hauteur de l’investissement fait par les Knicks, qui ont beaucoup changé depuis avec les départs du président Phil Jackson ou encore de Carmelo Anthony.

La façon dont il aborde la saison
«L’année dernière a été difficile. J’ai utilisé l’été pour me regrouper, me reconcentrer. Je veux être positif. J’ai été opéré il y a quatre mois et demi, je me sens bien. On va voir comment mon corps réagit au contact mais jusque-là tout va bien. Aujourd’hui, je suis dans une position où je veux faire les choses pour moi et personne d’autre. Je veux revenir. Je suis payé beaucoup d’argent pour être ici et je veux être en paix avec ça. Plus que de démontrer des choses aux autres, je veux revenir sur le terrain pour moi-même. Au niveau de la confiance, je pense qu’elle vient aussi de l’ensemble du travail que vous faites. Quand je jouais pour Tom Thibodeau (à Chicago), il avait l’habitude de me demander si ma maison était rangée. Et je ne comprenais pas ce qu’il voulait dire. Maintenant, je comprends parce que j’avais besoin de ranger ma maison.»

L'activisme social dans le sport
«C’est génial de voir qu’on parle de ce qui est important. J’ai mes convictions, je travaille beaucoup dans les quartiers. Je respecte énormément ce pays mais il faut voir ce qu’il se passe actuellement comme quelque chose de positif car on parle de problèmes qu’on balaie sous le tapis d’habitude. Parce que quelqu’un a mis un genou à terre, on parle enfin de ce qui est important. Si on fera des actions en NBA ? On n’a pas encore discuté. C’est un problème très sérieux auquel je réfléchis depuis longtemps. En tant que franchise, ils veulent qu’on fasse quelque chose ensemble. On verra bien, je ne suis pas sûr pour l’instant de ce qu’il se passera.»

Ce qu'il ferait pour changer les choses
«D’abord, je rendrais l’accès aux armes à feu plus difficile. Les enfants peuvent utiliser des armes, les nombres de mort chez les enfants est alarmant. Donc il faut rendre plus difficile le fait d’acheter des armes, des balles. C’est trop facile à faire dans ce pays. Ensuite, j’investirai plus dans ces communautés, ces quartiers. Pour moi, la prévention de la violence, ça commence dans les centres qui sont au cœur de ces quartiers-là. Aujourd’hui, il n’y a pas grand-chose qui est fait. Mais si on investissait sur ces enfants, la violence diminuerait.»

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