Isaiah Thomas : « C'est triste, mais je ne suis pas venu à Cleveland pour perdre »

Comme Isaiah Thomas l’a longuement évoqué sur le site The Players Tribune, son transfert à Cleveland a été une nouvelle difficile à encaisser. Attaché à la ville et à l’équipe, il n’a pas eu son mot à dire, mais il se retrouve toutefois dans la meilleure équipe de l’Est de ces trois dernières années, une petite compensation. Il annonce la couleur

"Je vais le dire ici, pour en finir – et vous pouvez écrire et poster quoi que ce soit à ce sujet : il ne va pas falloir chercher des noises aux Cavs cette année. Ça va être une grande année pour être fan des Cavs, une très grande année. Et je suis excité.

D’un point de vue basket, moi aux Cavs, c’est une association bénie des dieux.  Si vous avez regardé un match des Celtics l’an passé, alors vous savez combien de fois j’ai dû faire face aux prises à deux ou à trois, juste pour me créer mon tir. Ça a bien fonctionné pour nous, les gars ont super bien joué et mes shoots rentraient. Mais cette année…man, ça ne sera même pas un souci. Vous allez vraiment me prendre à trois alors que je suis sur le terrain avec le meilleur joueur du monde ? Nan, je ne pense pas.

Juste par la présence de LeBron. Quand je regarde ce roster, et que je vois tous ces gars, je suis impatient de jouer avec Kevin Love (réuni avec mon ancien coéquipier d’AAU !), Tristan Thompson, JR Smith, Iman Shumpert… Ce n’est pas un hasard si ces gars ont remporté la conférence Est trois années de suite. Ajoutez maintenant moi, D-Rose et mon gars Jae. Ce roster, c’est lourd. Fans des Cavs, tenez vous prêts, ça va être énorme.

Bien sûr, être dans l’équipe qui domine l’Est… Je ne vais pas mentir, ce sont des sentiments mitigés parce que c’était notre objectif à Boston depuis si longtemps, de passer les Cavs et de remporter l’Est. Et je sais que c’est toujours l’objectif de Boston. Mais désormais je suis un de ceux qui doivent les empêcher de l’atteindre. Et c’est dur. Parce que lorsque les playoffs arriveront, si nous avons à affronter les Celtics… je ne sais pas, c’est dur à expliquer, mais ce ne sera pas seulement « l’équipe où je jouais. » C’est mon ancienne équipe. Une équipe avec une grosse attaque, qui passait 30 fois à la TV nationale, qui est devenue un endroit où les free agents veulent jouer, et j’ai le sentiment d’avoir contribué à construire ça. J’ai aidé à créer ça.

Et quand les playoffs arriveront, tout à coup ce sera genre ‘Ok, maintenant il faut les détruire.

C’est triste man. C’est juste triste.

Mais je ne suis pas venu à Cleveland pour perdre.

Isaiah Thomas : « C'est triste, mais je ne suis pas venu à Cleveland pour perdre »
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