Sans Michael Mokongo, blessé au genou lors du match contre le Maroc, la République Centrafricaine joue sa place en quarts de finale de l'Afrobasket masculin 2017 ce dimanche soir au Stadium Marius Ndiaye de Dakar contre son plus grand rival l'Angola.

Sans Michael Mokongo, blessé au genou lors du match contre le Maroc, la République Centrafricaine joue sa place en quarts de finale de l'Afrobasket masculin 2017 ce dimanche soir au Stadium Marius Ndiaye de Dakar contre son plus grand rival l'Angola.

Centrafrique- Angola, c'est un grand classique du basket africain. Sans doute une grande rivalité historique existe entre les deux équipes qui se connaissent parfaitement. Depuis les années 70 et 80, c'est à dire plus de quatre décennies, la confrontation entre les Fauves, deux fois champion d'Afrique (1974 et 1987) et les Palancas Negras (11 fois champion d'Afrique) a toujours senti "l'odeur du sang", en raison du niveau de l'intensité de ces matchs. Avant chaque Afrobasket (championnat d'Afrique), les Centrafricains ne pensent qu'à l'Angola, à comment battre un rival devenu au fil des années invincible pour l'équipe nationale Centrafricaine.

Cette année, les partenaires de Max Kouguere croiseront encore ces Angolais, cette fois-ci pour une place en quarts de finale de l'Afrobasket 2017, ce qui n'était pas arrivé depuis une dizaine d'années. Ce match, pardon CETTE FINALE ou cette opposition de style, qui rappelle étrangement de très bons souvenirs aux Fauves des années 70 et 80, sera sans doute rude et explosive au Stadium Marius Ndiaye de Dakar ce dimanche à 22h30. Si l'Angola part favori sur le papier, la République Centrafricaine peut sans doute avoir le dernier mot cette fois-ci contre les partenaires de Carlos Morais.

Les raisons de cette optimisme ?

1. L'Angola n'a jamais paraît aussi fébrile lors d'un championnat d'Afrique. La victoire à l'arraché contre l'Ouganda après prolongation (94-89) en ouverture et sa défaite d'hier soir contre le Maroc (53-60) sont la parfaite illustration. 

2. Les Angolais vivent et meurent par leur adresse à 3-pts. Contre l'Ouganda, les Palancas Negras ont souffert à l'intérieur, et se sont remis dans un jeu très risqué en balançant de grosses moutardes depuis le parking. Ce qui leur a failli coûté le match car ils ont convertis seulement 14 de leur 40 tentatives derrière l'arc. Contre le Maroc samedi soir, les Palancas Negras ont continué à balancer les patates (4/28), car les Lions de l'Atlas ne leur ont laissé aucun espace dans la peinture. 

3. La pression défensive exercée par la Centrafrique face à L'Ouganda (57-53) samedi soir pourrait gêner très sérieusement les Angolais. Les Centrafricains doivent forcer les Angolais à shooter derrière l'arc, en leur fermant la raquette. Jimmy Djimrabaye, Johan Grebongo, Eddy Ngoy, Severin Febou, William Kossangue et Philippe Djada doivent être très agressifs au rebond pour éviter de donner une seconde chance aux shooteurs angolais Carlos Morais, Olimpio Cipriano, Armando Costa et Leonel Paulo. La défense des Fauves doit faire le box out (écran de retard) sur les intérieurs angolais Eduardo Mingas, Yannick Moreira et Reggie Moore et en même temps resserré les lignes pour empêcher Armando Costa et Carlos Morais d'aller au près du cercle. 

4. L'Angola craint la République Centrafricaine. Oui, cela peut surprendre beaucoup d'entre vous, mais c'est pourtant une vérité. Les Angolais ont toujours eu peur d'affronter les Centrafricains. Même dans un mauvais état, les Fauves ont toujours su comment rivaliser avec l'Angola, en élevant leur niveau. A vrai dire, le nom de l'Angola raisonne dans la tête de chaque basketteur centrafricain comme une motivation ultime. 

5. Enfin, une fois ces quatre points réunis, les Fauves Centrafricains peuvent courir dès l'entame jusqu'au bout. Pour cela, le coaching staff centrafricain doit trouver le moyen parfait d'ouvrir le banc à des joueurs qui sont prêts physiquement et mentalement. Les choix effectués par le staff (Gabin Marida et Maurice Beyina) seront déterminants, parce que sept joueurs ne suffiront pas, il faut la participation de toute l'équipe pour faire plier les Angolais qui sont tout sauf facile à manoeuvrer. L'équipe Centrafricaine doit épuiser son adversaire physiquement des deux cotés du terrain. Sachant que l'Angola n'aime pas se faire bouger. 

En conclusion, les Fauves n'ont jamais été aussi prêts de battre les Angolais. Pour une fois, ils ont leur destin en main, et doivent rester concentrés pendant tout le match, en faisant moins d'erreur possible, car chaque erreur peut être sanctionné immédiatement par les artilleurs angolais.

Aujourd'hui peut être un grand jour du basket centrafricain, basket de rivalité. 

Cyrille Ngario 

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