LaMelo Ball - Zion Williamson, le duel de l'année en high school

Les deux basketteurs lycéens les plus célèbres des États-Unis, LaMelo Ball (15 ans) et Zion Williamson (17 ans) se sont affrontés mercredi soir à Las Vegas. Le duel a tenu toutes ses promesses.

La «hype» autour de la rencontre entre les deux jeunes stars du basket américain, le meneur LaMelo Ball (15 ans), petit frère de Lonzo Ball (drafté par les Lakers cet été), et l'impressionnant Zion Williamson (qui vient de fêter son 17e anniversaire), n'a pas été sans conséquence. Les spectateurs se sont bousculés pour parvenir à s'installer dans le gymnase de Las Vegas, si bien que la rencontre a failli être annulée. «Irréel, je n'ai jamais vu quelque chose de pareil», a déclaré à ESPN le coach de Kansas, Bill Self. Plusieurs joueurs NBA avaient fait le déplacement : Damian Lillard, Andrew Wiggins, Thon Maker, Jamal Murray... et LeBron James, qui avait prévu de s'installer au bord du parquet. 

Mais le manque de sécurité a poussé le «King» à rebrousser chemin. Pas de quoi impressionner LaVar, le chef mégalomane de la fratrie Ball, paternel de Lonzo et LaMelo, et accessoirement coach de «Big Ballers», l'équipe de high school où évolue le plus jeune de ses fils (baptistée du nom de la marque aux tarifs astronomique qu'il a lui même fondée)...

«LeBron n'est pas le meilleur, les meilleurs, ce sont mes garçons, a réagi LaVar Ball, on ne peut plus sérieux. Je m'en fous de LeBron. Il fait ce qu'il veut.»

Adepte des sorties médiatiques fracassantes, il avait par exemple ordonné à son équipe de quitter le terrain en plein match, la semaine dernière, en raison d'une faute technique. Et ce alors que les «Big Ballers» menaient au score...

Le phénomène Williamson n'a pas déçu

Mercredi soir, LaVar Ball a su raison garder, même s'il a encore récolté une faute technique après avoir contesté une décision arbitrale. Face au «SC Supreme», les «Big Ballers» se sont inclinés (104-92), la faute notamment à la performance de sa jeune superstar, Zion Williamson, un phénomène ultra-athlétique réputé pour ses dunks venus d'ailleurs. L'espoir, qui sort d'une saison à plus de 36 points et 13 rebonds de moyenne - il ne rejoindra l'université qu'à l'été 2018 (et donc la NBA en 2019) - a compilé 28 points et 9 rebonds mercredi, dont le panier de la victoire, qu'il a inscrit suite à une perte de balle... de LaMelo Ball.

Ball, justement, n'a pas démérité. Statistiquement, il a même brillé encore davantage (36 points, 12 rebonds, 5 passes). Mais le meneur de jeu, qui a une fâcheuse tendance à vampiriser les possessions de son équipe et à déclencher son tir de n'importe où (et parfois n'importe comment), a séduit la majorité des observateurs. A 15 ans, le garçon a su tenir son rang à l'occasion du match le plus attendu de sa très jeune carrière, qui s'annonce prometteuse s'il parvient à garder la tête sur les épaules : toutes ses prouesses sont déjà scrutées de près par les médias américains, et sa notoriété, boostée par les sorties de son père, est ahurissante pour son âge (2,3 millions de suiveurs sur Instagram).

S'il ne fallait pas espérer un jeu collectif léché basé sur la circulation de balle et des exploits défensifs, cette rencontre a eu le mérite de mettre en valeur deux des talents les plus intrigants de la génération post-2000 qui débarquera en NBA dans quelques années. Le grand public ne s'y est d'ailleurs pas trompé : plus de 820 000 personnes ont suivi la rencontre en direct, en streaming, sur leur ordinateur.

«La prochaine fois, prévoyez une plus grande salle, s'est amusé LaVar Ball, battu mais toujours aussi enclin à provoquer. Parce que tout ça, ce n'est que le début».

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