Les intérieurs impressionnés par les pénétrations du maestro Isaiah Thomas

C’est la beauté paradoxale du basket. Un lutin de moins de 1m80 peut venir s’imposer dans la raquette, monde réservé aux géants de plus de 2m10. Isaiah Thomas, 1m75, est devenu l’un des scoreurs les plus prolifiques de la ligue cette saison et ce n’est pas uniquement avec son shoot extérieur. Ses pénétrations sont également très efficaces.

Peur de rien ni personne

Mais comment le plus petit joueur de la ligue peut inscrire panier sur panier face aux meilleurs contreurs de la NBA ? De fait, avec Isaiah Thomas, la question se pose à l’inverse : comment les grands peuvent défendre sur un tel monstre offensif ?

« Il se lance clairement », explique Robin Lopez, victime du Celtic au premier tour des playoffs, au Boston Herald. « Chaque fois, il vient chercher le contact, donc c’est difficile de ne pas faire faute. C’est compliqué de ne pas sortir face à lui, il peut shooter de partout. Il est mobile et n’a pas peur. »

Même analyse chez le meilleur contreur de la ligue.

« Il n’a peur de rien ni personne », estime Rudy Gobert. « Il attaque sans cesse, essaie de provoquer des fautes. La plupart du temps, il obtient le coup de sifflet. C’est compliqué de défendre contre lui. Depuis que je suis dans la ligue, je n’ai pas affronté quelqu’un d’autre comme lui. »

La difficulté des duels entres intérieurs et extérieurs…

La clé de la réussite, outre son talent, réside donc dans la mentalité d’Isaiah Thomas. Il n’hésite pas à défier les grands qui, avantage de taille oblige, pensent toujours pouvoir le contrer, sans succès.

« Les contreurs, il faut les attaquer. Ils vont repousser certains de vos shoots, mais il faut y aller. Peu importe votre taille, dès que je suis capable de mettre mon corps en opposition, cela m’aide. Je reste en l’air plus longtemps qu’eux. Je dois choisir le moment pour attaquer, je ne laisse personne prendre la décision pour moi : je mets les gaz et je n’ai pas de frein. »

​​​​Face à un Isaiah Thomas, les intérieurs perdent donc une partie de l’avantage physique et psychologique qu’ils ont l’habitude d’avoir face aux extérieurs. Tel Allen Iverson dans les années 2000, le meneur des Celtics va trop vite et n’esquive pas les coups, ce qui dérange les grands, qui font face à des joueurs qui ont des capacités physiques différentes.

« La plus grande difficulté pour les arbitres, ce sont les situations entre grands et petits. Les grands ont des problèmes à juger à quel point ces joueurs vont vite », explique Steve Javie, ancien arbitre. « Quand Leandro Barbosa est arrivé en NBA, on en parlait avant les matches pour évoquer sa vitesse. Même chose pour Allen Iverson. »

Retour à l'accueil