Les Celtics 2008 prêts à pardonner à Ray Allen

Grand absent de la soirée organisée par Kevin Garnett pour son émission Area 21 dans laquelle il a convié ses anciens coéquipiers de Boston, Rajon Rondo, Paul Pierce, Glen Davis et Kendrick Perkins, Ray Allen était tout de même présent dans les esprits et les discussions.

C’est Garnett qui a ouvert la boîte de Pandore.

« Tout le monde nous demande : ‘Où est Ray ?’. Les gens ne comprennent pas que c’est sérieux pour nous. La situation avec Ray est sensible. Quand on a pensé à cette petite réunion, on a évoqué les gars qu’on considérait comme loyaux. Quand Ray a décidé d’aller à Miami, j’ai estimé qu’il avait tourné la page. Il est allé chercher une nouvelle bague, il a gagné une nouvelle bague, bien à lui. C’est ainsi. Il n’y a pas de Wizards, de Spurs, de Heat. Ce sont les Celtics qui sont invités. »

​​​​​C’est clairement la façon dont Allen a quitté Boston pour Miami, sans en discuter avec ses coéquipiers, qui a choqué.

« Ce n’est pas ce que Ray a fait, c’est comment il l’a fait », estime Perkins. « On était une famille, on a partagé des larmes ensemble, partagé des moments profonds. Je parle de choses qui ne concernent pas le basket. S’il voulait aller chez un rival, alors il aurait dû le faire d’une autre façon. »

Perkins tend la main…

Même chose pour Pierce.

« J’ai été blessé. On était une fraternité à Boston. On prenait soin de chacun, sur et en dehors du terrain. Si j’étais parti, ou KG, je pense qu’on aurait dit à nos coéquipiers ce qu’on allait faire. C’est ce qui m’a blessé, que Ray ne nous en parle pas. On aurait dû avoir une discussion, et comme ça, ce n’aurait pas été aussi compliqué entre nous. »

Si Garnett a ensuite expliqué que le temps avait fait son œuvre et que les plaies commençaient à se refermer, Perkins, lui, a tendu la main à Ray Allen en expliquant qu’il devait faire le premier pas.

« Qui va briser la glace ? Pour le moment, je ne pense que ce soit à nous de le faire. Je pense que c’est à Ray de briser la glace. S’il veut réparer les choses, alors il doit nous contacter et nous dire : ‘Hey Paul, j’ai mal géré, j’aurais dû faire ainsi ; Hey Garnett, j’ai mal géré ; Hey Davis, j’ai mal géré ; Hey Rondo, j’ai mal géré. C’est du passé, on a gagné des matches ensemble, le titre même. »

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